L’ouverture de la frontière a semé la pagaille avec plusieurs kilomètres de bouchons le 3 juin au matin. La préfecture des Alpes-Maritimes rappelle les règles à suivre pour s’y rendre.
C’était le cafouillage hier matin, 3 juin 2020, au poste de Menton pour la réouverture officielle de la frontière italienne. Des centaines de Français se sont ruées sur place. Dans l’autre sens, de l’Italie vers la France, les contrôles restaient, eux, en vigueur. Ce qui a provoqué des bouchons extrêmement conséquents – jusqu’à 4 km en cumulé – et surtout l’ire des travailleurs italiens transfrontaliers. Certains ayant même mis jusqu’à 2h30 pour rejoindre leur lieu de travail. Dans un communiqué adressé à la presse, la préfecture des Alpes-Maritimes rappelle cependant que « la France n’ayant pas encore procédé à la réouverture de ses frontières, les forces de l’ordre continuent d’effectuer des contrôles afin de vérifier que les personnes souhaitant entrer sur le territoire national correspondent bien aux cas dérogatoires. Il reste donc indispensable de se munir de l’attestation de déplacement international dérogatoire à présenter en cas de contrôle ».
Respecter les règles sanitaires émises par l’Italie
Pour la préfecture, c’est la conjonction de plusieurs événements qui ont conduit à cette situation inédite. Le retour des nombreux maralpins s’étant rendus en Italie, conjugué aux contrôles existants en matière de lutte contre l’immigration clandestine ainsi qu’aux contrôles ponctuels d’entrée sur le territoire lié à la situation sanitaire, qui « ont généré en ce jour d’ouverture des frontières italiennes quelques ralentissements en début de matinée ». En outre, la préfecture assure que « des instructions ont donc été données afin de fluidifier les points d’entrée, notamment en assouplissant les contrôles pour les ressortissants français ». D’autre part, elle enjoint ses « concitoyens » à respecter les règles sanitaires émises par l’Italie dorénavant comme suit. Les rassemblements de personnes sont interdits à moins de deux mètres de distance, les contrevenants risquent une amende de 400 € à 3 000 €. Le port du masque est obligatoire dans les services publics, les vecteurs de transport, les restaurants et les commerces. Les gants sont obligatoires dans les magasins d’alimentation. « Ils sont en général fournis par les magasins à l’entrée, ainsi que du gel hydro-alcoolique ».
Port du masque et gants
Selon les communes, le port du masque est obligatoire dans la rue. « Il est généralement fortement conseillé. » Les pharmacies et de nombreux magasins en vendent si les visiteurs en sont démunis. « En conséquence, il est fortement recommandé aux visiteurs de posséder un masque sur soi. » Dans les véhicules privés, sont seules autorisées la présence du conducteur à l’avant et de deux passagers à l’arrière au maximum pour chaque file de sièges postérieurs, avec l’obligation pour tous les passagers du véhicule de porter le masque. Cependant, ces mesures ne s’appliquent pas si les passagers vivent ensemble. Les scooters ne peuvent transporter qu’un passager à condition qu’il s’agisse d’un couple. Le casque intégral peut remplacer le masque. Enfin, dans les trains, le port du masque demeure obligatoire.
