Article publié dans L’Obs’ n°134 (juillet-août 2014)
ECONOMIE/La phase de concertation s’est achevée le 11 juillet entre les délégués du personnel du laboratoire pharmaceutique Théramex, propriété du groupe israélien Teva, et leur direction. Le site de production basé à Monaco doit fermer en janvier 2016, en raison d’une restructuration globale de Teva (voir L’Obs’ n° 133). 59 salariés seront licenciés. Les négociations n’ont pas permis aux deux parties de trouver un accord sur les conditions de départ. Les salariés souhaitent une indemnité de licenciement équivalente à 1,1 mois de salaire par année d’ancienneté, hors compléments. Or, selon leurs délégués, la direction ne proposerait qu’un mois de salaire par année d’ancienneté, hors compléments. « Les propositions ne sont pas à la hauteur de ce que pourrait faire Théramex. Theramex fait 86 millions d’euros de chiffre d’affaires par an, Teva 20 milliards », indique Stéphane Billie, délégué du personnel. « Nous aurons beaucoup de mal à être reclassés, car nos métiers sont très spécifiques », ajoute Billie. De son côté, la direction du groupe affirme que l’indemnité de licenciement globale moyenne équivaut à 1,8 mois de salaire par année d’ancienneté et évoque un dispositif d’accompagnement conséquent pour les salariés.
