Evénèment — Le 4 juillet 2020 aura lieu la prochaine fête de la danse. Ce grand rassemblement populaire, organisé sur la place du Casino, sera désormais programmé tous les deux ans. Jean-Christophe Maillot lève le voile sur cette deuxième édition —
La place du casino va à nouveau prendre des allures de gigantesque dancefloor à ciel ouvert… Après le succès phénoménal de la première édition, en juin 2017, le gouvernement, les Ballets de Monte-Carlo, et la Société des bains de mer, ont décidé de programmer l’acte II de cette manifestation populaire, dont l’ambition est de mettre en lumière toutes les formes de danse. Classique, tango, danse africaine, salsa, valse, jazz, rock ou swing… il y en aura pour tous les goûts. Et, côté organisation, on ne change pas une recette qui gagne : « Je ne vais pas prétendre faire une révolution sur la prochaine édition… La première a tellement bien marché que l’on va juste la développer, monter en qualité, et corriger ce qui n’a pas marché », explique Jean-Christophe Maillot. La principale tête pensante de ce projet est très fier de la première édition. Il en garde d’ailleurs un souvenir ému : « Généralement, lorsque j’imagine un spectacle, j’ai une idée très précise dans mon esprit. Je dis souvent que lorsque j’ai atteint 60 % de ce que j’avais imaginé, je suis content… Pour la fête de la danse, j’ose dire que j’ai atteint 90 % de ce qu’il y avait dans mon esprit. J’étais ravi. »
« Ce qui s’est passé ce soir-là est assez unique »
Ce qui a particulièrement touché le directeur des Ballets de Monte-Carlo c’est l’osmose qui régnait entre les gens sur cette place du casino : « Je reviens d’Australie, et j’ai été sidéré par cette population. C’est à mon sens l’un des rares pays au monde où il est impossible de vérifier dans le comportement ou la tenue des gens, quelles sont les classes sociales des individus. Les gens se confondent d’une manière assez extraordinaire. C’est un peu ce sentiment que j’ai eu durant la fête de la danse. J’ose le dire, selon moi ce qui s’est passé ce soir-là, est assez unique. Une baronne qui danse avec une concierge… », explique-t-il avec le sourire.
« Oublier les professionnels »
Pour cette nouvelle édition, l’ambition du directeur des ballets de Monte-Carlo est encore une fois de casser les barrières entre l’artiste et le spectateur, et de créer une fusion : « L’idée fondamentale de cette fête est d’oublier les professionnels et de donner la chance aux gens de jouir de ce que c’est que de danser », explique-t-il. Preuve supplémentaire que cette fête sera un « acte de vivre ensemble et de partage » ? Il n’y aura pas de zone VIP… « Ce n’est pas que je ne veux pas de VIP, sourit-il, mais je souhaite enlever cette zone, car lors de la première édition, elle était vide. Je pense que les VIP étaient ennuyés d’être ainsi parqués. Ce n’est pas cohérent avec cette fête dont l’ambition est d’être au milieu de tout le monde. Je réponds juste à ce qui me semblait être la demande des gens. »
Marathon de danse et boite de nuit silencieuse
Côté organisation et programmation, les grandes lignes de cet évènement sont déjà dessinées. Les plus passionnés pourront s’inscrire à un marathon de la danse qui aura lieu à la salle Garnier. Pour cette nouvelle édition, il durera 16 heures ! Autre concept qui a cartonné en 2017 et qui revient en 2020 : la boîte de nuit silencieuse. 3 500 casques audio (au lieu de 1 000 en 2017) seront prêtés au public. Les visiteurs pourront donc danser jusqu’au petit matin grâce à trois DJs qui animeront la soirée. Les Ballets de Monte-Carlo présenteront également un spectacle. Au programme : soit une nouvelle création de Jean-Christophe Maillot, soit une représentation de Core meu. Histoire de « remettre les corps en place », cette fête de la danse se prolongera jusqu’au dimanche matin « avec une matinée détox ». Au menu notamment : brunch, tai-chi et yoga. « Nous ferons également venir Goran Bregovic, le compositeur des musiques de films d’Emir Kusturica. Il est capable de faire danser toute une place d’une manière incroyable. Et en fin de soirée, si j’arrive à obtenir les autorisations, il y aura quelque chose de très surprenant et d’assez magique… » Jean-Christophe Maillot n’en dit pas plus pour le moment. Pour découvrir ce que le directeur-chorégraphe a imaginé dans son esprit un peu fou, il faudra attendre le 4 juillet 2020…
