Les résultats du produit intérieur brut (PIB) monégasque viennent d’être rendus public pour l’année 2020. Celui-ci s’élève à 5,97 milliards d’euros contre 6,60 milliards en 2019. Soit une forte régression de -11,8 % en volume, qui tient compte de la correction faite à cause de l’inflation.
Il a été rendu officiel par l’Institut monégasque de la statistique et des études économiques (Imsee) pour l’année 2020. Il s’agit d’une donnée précieuse pour n’importe quel Etat car elle synthétise l’activité économique constituant ainsi un « élément indispensable dans le débat économique contemporain ». Comme on pouvait s’y attendre vu la conjoncture de 2020, le chiffre final n’est vraiment pas bon. Surtout quand on sait qu’il était en forte croissance les deux années précédentes en 2018 et 2019 (+6,0 % et +6,9 %). Le PIB monégasque « recule et retrouve un niveau légèrement inférieur à celui de 2018 », souligne l’Imsee. L’institut statistique a souhaité vivement rappeler le contexte économique international néfaste qui a impacté tous les pays du monde. « L’année 2020 restera une année tristement célèbre, compte-tenu de la pandémie de covid-19, qui a paralysé l’économie mondiale. »

Trois secteurs créent plus de la moitié des richesses
L’impact des mesures prises pour endiguer l’épidémie est évidemment la première cause de cette dégringolade. Le montant des subventions a par exemple doublé (+100,4%). Une conséquence directe de la politique de soutien du gouvernement princier pour faire face. « L’annulation de manifestations comme le Grand prix de Formule 1 ou le Monaco Yacht Show a eu des conséquences sur les autres activités de service mais également dans de nombreux secteurs comme l’hébergement et restauration, le commerce de détail ou le transport et l’entreposage. » Si l’on épluche les données, on relève que ce sont trois secteurs qui créent plus de la moitié (50,1 %) de la richesse produite en principauté. En l’occurrence, il s’agit des activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien (20,3 %), les activités financières et d’assurance (18,3 %), et la construction (11,4 %) qui reste sur le podium avec le recul des activités immobilières. Enfin, depuis 2011, c’est seulement la seconde fois que le nombre de salariés du public et du privé (en cumulé) baisse.

