Les trois associations de victimes de l’attentat du 14 juillet 2016, survenu sur la Promenade des Anglais à Nice, avaient souhaité qu’une oeuvre d’art puisse rendre hommage aux personnes tuées et blessées ce jour-là. Après concertation, c’est le travail de l’artiste niçois Jean-Marie Fondacaro qui a été retenue. Une œuvre qui mesurera environ quatre mètres de haut.
Six ans après les terribles évènements de l’été 2016 en plein centre-ville de Nice, le 14 juillet 2022 devrait coïncider avec une note d’espoir. Dans le cadre du comité pour la mémoire des victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 et le suivi de leurs familles “Promenade des Anglais, mémoire et espérance “, les trois associations de familles de victimes, “Promenade des Anges “, “ Mémorial des Anges “ et “ Life for , Une voie des enfants : 14 juillet 2016 “, avaient fait part au maire de Nice, Christian Estrosi, de leur souhait qu’une œuvre d’art en mémoire des victimes soit érigée sur la Promenade des Anglais, à hauteur du Palais de la Méditerranée où le camion a terminé sa course. En novembre dernier, la ville de Nice a donc officiellement lancé un appel aux artistes pour la conception et la réalisation de cette œuvre mémorielle. Fin décembre, un comité consultatif composé notamment des trois associations de familles de victimes s’est réuni et a retenu à l’unanimité, parmi 15 projets, celui de l’artiste niçois Jean-Marie Fondacaro.

Quatre mètres de haut
Le projet a été rendu public vendredi 7 janvier 2022. Intitulée ”L’Ange de la Baie”, cette oeuvre est dû au travail d’un sculpteur sur bois, né à Nice en 1956, qui a grandi dans une famille d’artisans. Composée en fonte d’aluminium, l’œuvre mesurera quatre mètres de haut environ. Elle est constituée « d’une vague enveloppant, tel un manteau de protection, un grand cœur sur lequel sont gravés les noms des 86 victimes. A son sommet se dresse, en équilibre, prêt à l’envol, un homme-oiseau représentant un ange protecteur incarnant la force, l’espérance et l’aspiration à la lumière. Son visage reste fixé sur le cœur, alors que son corps s’élance, aérien, lumineux, propulsé par une force de vie décuplée vers l’horizon. Ses bras, ses ailes sont déployées et enveloppent d’un geste d’union toute la Baie des Anges ». En 1996, Jean-Marie Fondacaro a remporté le prix Arman de la création au salon d’art international « D’ART » à Nice. Son atelier est situé avenue du roi Robert à Nice.
