C’est le secteur à Monaco qui a été le plus touché par la crise sanitaire… En raison de l’absence de visiteurs (tourisme de loisirs et d’affaires) , l’hôtellerie/restauration a payé un très lourd tribut en 2020 , mais aussi dans les premiers mois de l’année 2021. Le gouvernement espère un rebond cet été.
Les autorités monégasques le disent clairement. Et les chiffres officiels publiés par l’IMSEE en témoignent. L’hôtellerie/restauration est le secteur qui a été le plus durement impacté par la crise sanitaire en 2020. Et dans les premiers mois de l’année 2021, le Covid-19 fait manifestement encore bien des dégâts.
Chiffres d’affaires et taux d’occupation en chute libre
Au premier trimestre 2021, l’hébergement/restauration a vu en effet son chiffre d’affaires baisser de 40 % par rapport à la même période en 2020. Le taux d’occupation dans les hôtels est lui aussi au plus bas : il tombe à seulement 20 % ce premier trimestre 2021 contre 52% à la même période en 2019, et presque 40 % en 2020.

« L’impact le plus majeur sur l’emploi est observé dans l’hôtellerie-restauration, ensuite l’événementiel et puis toutes les activités touchées par ricochet. Notamment l’imprimerie et la communication. »
Didier Gamerdinger, conseiller-ministre aux affaires sociales et à la santé
1700 emplois perdus
L’hébergement/restauration affiche également les plus importantes pertes d’emplois : – 23 % soit, concrètement, une perte de 1737 emplois au premier trimestre 2021 par rapport à la même période en 2020. Et ce, tous types d’emplois confondus, et quel que soit le type de contrat de travail (CDI, CDD, etc).
300 salariés en CTTR total
Autre preuve que l’activité dans ce secteur est restée très faible : durant cette période, le CTTR total (soit zéro heure travaillée) était encore alloué à 300 salariés de ce secteur. « L’impact le plus majeur sur l’emploi est effectivement observé dans l’hôtellerie-restauration, ensuite l’événementiel et puis toutes les activités touchées par ricochet. Notamment l’imprimerie et la communication. Du fait qu’il y avait moins d’évènements , il y avait moins nécessité de communiquer et de recourir à un imprimeur », constate Didier Gamerdinger, conseiller-ministre aux affaires sociales et à la santé.
Une reprise estivale ?
Le gouvernement espère toutefois un redémarrage de l’activité au second semestre avec « comme clé de la reprise », le retour « des touristes et des grandes manifestations et congrès. »
