mercredi 15 avril 2026
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    Monaco, « un musée à ciel ouvert »

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    En déambulant sur le territoire de la Principauté, vous noterez sans doute que de nombreuses œuvres d’art, réalisées par des artistes plus ou moins connus, sont exposées dans les rues de Monaco. Comment sont-elles choisies ? Et qui les restaure ? L’Obs’ fait le point.

    C’est un patrimoine visible aux yeux de tous, que les passants peuvent librement admirer… Dans les places, rues, boulevards et autres avenues de la Principauté, de nombreuses sculptures et fontaines d’art, plus ou moins imposantes, sont exposées ici et là dans l’espace urbain. Et malgré l’exiguïté du territoire monégasque, ces œuvres sont particulièrement nombreuses. À l’heure actuelle, il y en aurait environ 200.  « C’est très conséquent, estime Virginie Raimbert, qui dirige l’Institut du Patrimoine. Il y a toujours eu une volonté de faire de Monaco un musée à ciel ouvert. » Un homme en particulier a exprimé ce souhait que des œuvres soient visibles et accessibles à tous sur le sol monégasque. Il s’agit du prince Rainier III, « un grand amateur d’art ». Une tradition que perpétue, aujourd’hui encore, le prince Albert II.

    © Photo L’Observateur de Monaco – Sabrina Bonarrigo

    Sur les Terrasses du Casino ou à Fontvieille, les passants peuvent admirer plusieurs œuvres de Fernando Botero. Ailleurs, le public peut aussi observer en plein air des œuvres d’Arman, de François-Xavier Lalanne, mais aussi d’Anish Kapoor, Fernand Léger, François-Joseph Bosio, ou encore de César

    Variété des collections

    Ces œuvres, qui sont tantôt des dons faits à la Principauté par les artistes eux-mêmes, tantôt des acquisitions, tantôt des commandes publiques, comment sont-elles alors choisies ? Les propositions sont examinées par plusieurs entités : la Direction des Affaires Culturelles (DAC), le Nouveau Musée National de Monaco, l’Institut du Patrimoine et la Direction de l’Aménagement Urbain. Celles-ci sont par la suite transmises au cabinet princier pour approbation par le Souverain. « Concernant les emplacements possibles de l’œuvre, c’est en règle générale la Direction de l’Aménagement Urbain qui les détermine », rajoute Virginie Raimbert.

    Monaco musée à ciel ouvert
    © Photo Institut du patrimoine

    Ce qui fait également la richesse de ces œuvres publiques éparpillées dans l’espace urbain, c’est leur grande diversité.  « La collection est très variée. C’est ce qui fait son charme », souligne-t-elle. Sur les Terrasses du Casino ou à Fontvieille, vous trouverez ainsi plusieurs œuvres de Fernando Botero. Ailleurs, les passants peuvent également admirer des œuvres d’Arman, de François-Xavier Lalanne mais aussi d’Anish Kapoor, Fernand Léger, François-Joseph Bosio, ou César. « Il ne faut pas oublier aussi les artistes de plus petite renommée mais qui sont très appréciés du public. »

    Monaco musée à ciel ouvert
    © Photo L’Observateur de Monaco – Sabrina Bonarrigo

    « Il n’y a pas de vandalisme en Principauté. Les œuvres d’art peuvent en revanche se dégrader avec le temps. Ou alors, il peut s’agir de dégradations involontaires »

    Pas d’œuvres vandalisées à Monaco

    Installer une œuvre d’art dans un espace public, c’est aussi prendre le risque de l’exposer à du vandalisme… Mais à Monaco, les dégradations volontaires seraient manifestement inexistantes. « Il n’y a pas de vandalisme en Principauté, affirme en effet Virginie Raimbert. Les œuvres d’art peuvent en revanche se dégrader avec le temps. Ou alors, il peut s’agir de dégradations involontaires. » Dans les jardins de Fontvieille par exemple, derrière la galerie Princesse Stéphanie, une sculpture de l’artiste Kim Hamisky qui représente un nœud, plat sur ses bords, a été installée. Les passants s’asseyaient dessus pour faire une pause ou pour déjeuner, et l’œuvre a été, au fil du temps, rayée. La Direction de l’Aménagement Urbain (DAU) a donc installé un panneau mentionnant qu’il s’agissait d’une œuvre d’art et qu’il ne fallait pas s’asseoir dessus.  « Avec la DAU, nous essayons de faire un maximum de pédagogie auprès du public afin qu’il prenne conscience que ce patrimoine conservé à l’extérieur, et dont tout le monde peut profiter, doit être préservé », rajoute Virginie Raimbert. La restauration de ces œuvres d’art qui sont placées dans l’espace public est gérée par l’Institut du Patrimoine et la Direction des Affaires Culturelles.

    Le noeud, une sculpture de l’artiste Kim Hamisky située à Fontvieille @ Institut du patrimoine

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