Trois questions à Sophie Vincent. Directeur de l’Institut monégasque de la statistique et des études économiques. (Imsee)
Quand cette étude sur les inégalités salariales entre hommes et femmes dans le secteur public et privé sera-t-elle publiée par l’IMSEE ? Est-ce dans le courant de l’année 2020 ou plus tard ?
Comme nous avons déjà eu l’occasion de l’évoquer, cette étude nécessite en premier lieu la collecte de données qui ne l’ont jamais été, et leur analyse fine par le biais d’une méthodologie solide, basée sur un calcul qui n’a jamais été réalisé en Principauté. Nous nous appuyons également sur l’expérience d’autres pays, ayant déjà réalisé ce type d’étude, et notamment la France, par le biais de nos contacts privilégiés avec l’INSEE. Les process mis en place, s’ils peuvent paraître longs, permettront in fine la publication d’un résultat solide, et, quel qu’il soit, incontestable, comme pour tous les indicateurs et résultats que nous produisons. Nous avions annoncé la publication de premiers résultats pour le secteur privé, au dernier trimestre de l’année 2020. Nous devrions être en mesure de respecter ce calendrier.
Allez-vous interroger l’ensemble des entreprises monégasques ou allez-vous vous baser sur un échantillonnage représentatif ?
Nous privilégions désormais la réalisation d’une étude, et non plus d’une enquête auprès des entreprises, en collectant, et en analysant, des données basées sur les déclarations faites par les entreprises auprès de divers services administratifs. Ces éléments devraient être suffisants pour nous permettre d’atteindre l’objectif fixé.
Avez-vous mis en place une méthodologie pour obtenir des résultats fiables ?
Notre code de déontologie prévoit, pour l’ensemble de nos travaux quelle que soit leur nature ou leur thématique, la mise en place de protocoles statistiques pertinents. Depuis sa création, et il s’agit d’ailleurs de l’un de ses principes fondateurs, l’IMSEE s’engage à produire des statistiques de qualité, ayant pour assise une démarche scientifique basée sur des compétences, des procédures, et des outils adaptés, depuis la collecte, jusqu’à la publication. Il peut nous arriver d’ailleurs de refuser de réaliser une étude ou de ne pas publier, si le degré de fiabilité de la donnée collectée n’est pas satisfaisant, ou si nous estimons que nous ne sommes pas en mesure d’appliquer une méthodologie robuste. Cette étude n’échappe donc pas à cette philosophie et à cette méthode de travail et tous les outils seront mis en oeuvre pour que le résultat reflète la situation de la manière la plus exacte et fiable possible.
