C’était au petit matin du 14 octobre 2014. Alors qu’il part emmener son fils au lycée, un agent immobilier monégasque, Eric S., est victime d’une agression au taser dans son parking privé. Les soupçons se tournent assez rapidement vers Jean-Claude. F, ancien directeur commercial de l’entreprise de la victime, licencié 20 ans plus tôt. L’audience comme le délibéré se sont déroulés sans l’accusé et sa victime. Me Hervé Campana réitérant les propos de son client pour nier toutes les accusations portées contre lui. De l’autre côté de la barre, Me Sophie Lavagna, pour la partie civile, avait demandé au tribunal de « s’assurer que le prévenu ne puisse pas réitérer ce genre de comportement ». Mardi 8 mars, celui-ci a été reconnu coupable de violences et condamné à quatre mois de prison ferme ainsi qu’au versement d’un euro symbolique de dommages et intérêts à la victime. Il a par contre été relaxé du chef d’accusation de menace. Quelques jours après son agression, la victime avait en effet reçu une lettre de chantage sous forme d’avertissement parlant « d’un incident désagréable mais sans conséquence » et précisant « qu’un accord avec le mal [restait] la meilleure défense contre lui ». _A.-S.F.
