SOCIETE/A Monaco, il n’y avait jamais eu de jumeaux princiers. Contrairement à d’autres familles royales.
A Monaco, il n’y avait jamais eu de jumeaux dans la dynastie Grimaldi. C’est donc une première, comme l’a souligné Philippe Narmino, directeur de services judiciaires et à ce titre officier civil de la maison souveraine, lors de la cérémonie des actes de naissance qui s’est déroulée dans la salle du trône. En revanche, dans les maisons royales, ce n’est pas une exception. Point de vue a d’ailleurs consacré une partie de son numéro du 17 décembre aux jumeaux royaux. On y retrouve Charles Napoléon, né en 1950 (dont la sœur s’appelle Catherine). « A la cour de Belgique, la princesse Claire, épouse du prince Laurent, a donné naissance le 13 décembre 2005 à Aymeric et Nicolas. Au Luxembourg, la grande-duchesse Joséphine-Charlotte a mis au monde le 15 mai 1957 le prince Jean et la princesse Margaretha », indique Philippe Delorme, historien et grand reporter à Point de Vue. Mais ce n’est pas tout : « La princesse Maria Pia, fille du roi Umberto II et de la reine Marie José d’Italie, a mis au monde deux fois des jumeaux : les princes Dimitri et Michel de Yougoslavie nés en 1958 puis le prince Serge et la princesse Hélène nés en 1963 », ajoute le journaliste dans Monaco Hebdo.
Une princesse souveraine
La singularité de cette double naissance à Monaco est pour le coup la seule. Si les enfants princiers avaient été deux filles, l’une d’elle serait devenue princesse héréditaire… D’ailleurs, c’est méconnu, mais dans l’histoire de Monaco, ce cas de figure existe. Il y a déjà eu une princesse souveraine à Monaco : Louise-Hippolyte, en 1731. Fille d’Antoine Ier, épouse de Jacques de Matignon — d’où l’hôtel de Matignon résidence des princes à Paris au XVIIIème siècle —, elle est morte d’épidémie au bout de quelques mois. D’autres princesses ont pris les rênes du pouvoir à Monaco. Aurélia Spinola, belle-fille du prince Honoré II, a été régente pendant les séjours à la cour de France de son beau-père et de son mari, Hercule, marquis des Baux, dans les années qui suivent le traité de Péronne (1641). Tandis que la princesse Alice, seconde épouse du Prince Albert Ier, a été régente de la Principauté en 1896, pendant la campagne océanographique menée par son époux.
