JUDICIAIRE / Une information judiciaire pour « trafic d’influence » et « violation du secret de l’instruction » visant l’ex-président de la République française Nicolas Sarkozy a été ouverte le 26 février par le nouveau parquet financier. Elle fait suite aux écoutes téléphoniques dont fait l’objet cet ancien élu UMP depuis avril 2013. Les juges soupçonnent Gilbert Azibert, avocat général près la Cour de cassation, d’avoir renseigné Nicolas Sarkozy sur la réflexion de la Cour au sujet de la licité de la saisie de ses agendas dans l’affaire Bettencourt. En échange, le haut magistrat aurait sollicité l’aide del’ex-chef d’Etat pour obtenir un poste à la cour de révision de Monaco. Selon Le Monde, qui a révélé l’affaire le 7 mars, les juges « suspectent » Nicolas Sarkozy et son avocat, Me Thierry Herzog, d’avoir, en février dernier, « pu solliciter les autorités monégasques afin de récompenser M. Azibert. » Ces faits ont été contestés par Me Herzog. La direction des services judiciaires a nié toute intervention extérieure dans la procédure de recrutement.
Par ailleurs, les juges français pourront conserver les agendas de Nicolas Sarkozy, après la décision rendue par la Cour de cassation le 11 mars.
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