A 28 ans, Louis Sarkozy, fils de l’ancien président de la République, se lance officiellement dans la course aux municipales de Menton en 2026. Installé depuis le début de l’été dans la cité des citrons, il fait du logement, de la sécurité et de la jeunesse les axes prioritaires de son programme.
C’était un secret de polichinelle, c’est désormais officiel. Lundi 8 septembre, Louis Sarkozy, fils cadet de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, a officiellement déclaré sa candidature aux élections municipales de Menton en 2026. L’annonce a été faite sur ses réseaux sociaux, dans une vidéo où il se met en scène dans la ville des citrons, déambulant sur le marché, dialoguant avec des commerçants, des habitants, un policier municipal…
« Je suis Mentonnais d’adoption »
Dès le début de son allocution, le jeune homme de 28 ans s’est défendu des critiques formulées depuis plusieurs semaines sur son absence de racines mentonnaises. « Je ne suis Mentonnais ni de lignée, ni d’origine, ni de naissance, ni d’éducation », a-t-il déclaré, avant de se présenter comme un « Mentonnais d’adoption ».
C’est à nos confrères de Nice-Matin qu’il a expliqué le choix de cette installation, au début de l’été, avec sa femme, Nathalie, et leur fils. « Ce n’est pas le hasard de la naissance qui m’a conduit ici mais un choix libre et conscient », a-t-il poursuivi, évoquant la volonté du couple de quitter les États-Unis pour une ville « moyenne », méditerranéenne, reliée aux grands axes, et « relativement protégée des problèmes d’insécurité qui gangrènes pas mal d’autres zones de notre pays ».
« Je connais la région depuis que je suis gamin. Je sais qu’il y a un vide politique et des problèmes énormes qui gangrènent cette ville depuis le décès de Jean-Claude Guibal », a-t-il par ailleurs déclaré à Nice-Matin. « L’opportunité politique que cela représente est pour moi très conséquente. C’est aussi une ville qui a un historique de candidatures externes : Jean-Claude Guibal, le général Aubert, Francis Palmero n’étaient pas d’ici (…) Qu’on dise qu’il faut un maire qui soit mentonnais, j’entends, mais c’est un argument qui n’est pas si bon que ça » a-t-il insisté auprès du quotidien régional.
Logement, sécurité et équipements pour les jeunes
Louis Sarkozy revendique un projet de « renouveau » pour Menton. Il affirme vouloir dépasser « les querelles de clochers » et constituer une équipe « diverse » mêlant « nouveauté et compétence ». Sa liste, précise-t-il, sera composée « à 90 % de personnes qui n’ont jamais été élues ». Sur le fond, le candidat met en avant plusieurs priorités. Il juge la crise du logement « monumentale », citant les plus de 1 300 habitants en attente d’un logement social et la part élevée de résidences secondaires, aggravée par l’essor des locations touristiques. La sécurité constitue un autre axe : si Menton reste selon lui « relativement protégée », il dénonce une hausse du vandalisme et des vols et affirme que « Menton doit préserver son côté paisible ». Enfin, il met l’accent sur la jeunesse, affirmant que la ville, souvent décrite comme « un ehpad à ciel ouvert » se rajeunit bien que « rien n’est prévu pour elle », des équipements sportifs aux espaces de loisirs. Présent selon ses dires « 80 % du temps » à Menton malgré ses activités médiatiques à Paris, il juge que son rôle de chroniqueur et d’éditorialiste pourrait même servir la ville, en lui offrant une visibilité nationale. Il se lance ainsi dans sa première campagne électorale avec une ambition : « qu’avec le temps, l’on puisse dire : c’est un Mentonnais ».
