Christophe Mirmand a prêté serment devant le Prince souverain le 21 juillet dernier au Palais princier. Quelques jours après sa nomination officielle, il a accordé une première interview à Monaco Info dans laquelle il précise les grands axes de son mandat et sa méthode de travail à la tête du gouvernement monégasque.
Après sa prestation de serment au Palais princier le 21 juillet, Christophe Mirmand a accordé sa première interview officielle à Monaco Info. Interrogé sur la manière dont il envisage son rôle, l’ancien préfet rappelle d’emblée que sa mission s’inscrit dans le cadre fixé par le Prince souverain. « Mon rôle sous l’orientation du souverain, c’est de porter la parole du gouvernement, de permettre à celui-ci de travailler de façon collégiale », déclare-t-il. Le nouveau ministre d’État identifie plusieurs priorités déjà établies dans la lettre de mission reçue du chef de l’État. « Ce sont les priorités que m’a données le Prince souverain (…) très largement comparables à celles qui avaient été données à mon prédécesseur Didier Guillaume. » Parmi celles-ci, il cite la poursuite du travail d’adaptation aux standards économiques et financiers internationaux. « C’est un travail qui est déjà engagé et qui se poursuivra naturellement. » Il évoque également les enjeux liés à l’attractivité de la Principauté et au développement durable. La sécurité figure également parmi les sujets jugés prioritaires : « Elle participe de son attractivité et, bien sûr, des attentes de sa population. » Enfin, Christophe Mirmand mentionne les chantiers liés à la mobilité, au développement urbain et à la transformation du tissu urbain existant : « La reconstruction de la ville sur la ville. »
Une méthode de travail fondée sur la transversalité
Revenant sur les orientations de son prédécesseur, qui mettait en avant l’inter-ministérialité, Christophe Mirmand affirme vouloir maintenir cette logique : « Je crois qu’il est important que chaque conseiller puisse, avec l’administration, chacun des départements, travailler en ayant cette volonté de transversalité. » Il insiste sur le rôle de la coordination entre services pour améliorer l’efficacité de l’action publique : « C’est une condition d’une plus grande efficacité pour permettre de répondre à l’ensemble des attentes de la population monégasque et des résidents. »
« Devenir Monégasque de cœur »
En conclusion de cet entretien, le nouveau ministre d’État a tenu à exprimer sa volonté de s’intégrer pleinement au tissu monégasque : « Je souhaite exprimer le bonheur de résider ici en Principauté avec ma famille, de partager avec la population, avec les résidents, tous les événements que cet État connaît et qui font sa réputation, son attractivité, qu’il s’agisse des événements culturels, sportifs, récréatifs, sa vie quotidienne, de connaître mieux son identité, sa culture… Tout ce que je vais m’efforcer d’apprendre dans les jours, les semaines et les mois à venir, pour me permettre d’être pleinement Monégasque de cœur. Je souhaite partager l’ensemble des joies de cette Principauté que je suis heureux aujourd’hui de servir. »



