C’est officiel. C’est Philippe Mettoux qui succèdera à feu Didier Guillaume au poste de Ministre d’État de Monaco, et ce à partir du 4 juillet. La nomination de cet ancien haut fonctionnaire français met fin à l’intérim assuré par Isabelle Berro-Amadeï, saluée par le Prince pour son engagement.
Le Palais princier a annoncé ce 4 juin 2025, par voie de communiqué, la nomination de Philippe Mettoux au poste de Ministre d’État. Il prendra ses fonctions à compter du 4 juillet prochain, ceci marquant la fin d’une période de transition entamée après le décès de Didier Guillaume en janvier dernier. Pendant près de six mois, l’intérim des fonctions a été assurée par Isabelle Berro-Amadeï. Le Prince n’a pas oublié de l’en remercier soulignant que « son grand professionnalisme et sa connaissance des dossiers ont largement contribué à assurer la continuité de l’action gouvernementale ».
Le choix du souverain s’est donc porté sur Philippe Mettoux, une personnalité expérimentée et respectée dans le paysage administratif et juridique français. Ancien magistrat, il a été procureur de la République avant de rejoindre le ministère de la Justice, notamment à la direction des affaires criminelles et des grâces ainsi qu’au Service central de prévention de la corruption. Ce sexagénaire a ensuite exercé comme conseiller auprès de Dominique Perben à la Chancellerie, puis auprès de Dominique de Villepin, tant au ministère de l’Intérieur qu’à Matignon, avant d’intégrer le Conseil d’État.
Depuis 2013, Philippe Mettoux est détaché en qualité de Directeur juridique et de la conformité du groupe SNCF, où il exerce également les fonctions de médiateur interne. Il y supervise une équipe de 450 juristes couvrant l’ensemble des domaines du droit, tant au niveau national qu’international. Alors que la saturation chronique du réseau local est l’un des problèmes centraux de la Principauté, sa proximité avec la SNCF pourrait s’avérer précieuse…
Notons par ailleurs qu’en novembre 2023, Philippe Mettoux avait affiché une certaine loyauté envers les institutions monégasques en cosignant une tribune publiée dans le quotidien français Les Échos intitulée « Monaco est vraiment un État de droit ! ». Il répondait à une autre tribune de Pierre-Olivier Sur, avocat de Claude Palmero, qui dénonçait plus tôt une concentration excessive des pouvoirs entre les mains du Prince.

