Face à « l’état de délabrement » du Centre commercial de Fontvieille, les élus du Conseil national tirent la sonnette d’alarme. Dans une vidéo diffusée le 26 mai et lors d’une conférence de presse le lendemain, Thomas Brezzo et Corinne Bertani ont dénoncé des infrastructures jugées « indignes », voire « dangereuses », pour les commerçants et le public. Ascenseurs en panne, installations vétustes, risques électriques : une situation qualifiée de « catastrophique ».
C’est un véritable coup de gueule qu’ont poussé les élus du Conseil national. Dans une vidéo diffusée le 26 mai sur les réseaux sociaux, le président Thomas Brezzo, et l’élue Corinne Bertani sont allés à la rencontre des commerçants du Centre commercial de Fontvieille et constaté par la même occasion « l’état de délabrement et d’abandon » de cette enceinte commerciale. « Le constat que nous avons fait par nous-mêmes est bien pire que ce que nous pensions trouver, indique Thomas Brezzo. Au-delà de l’aspect esthétique indigne de l’image de la Principauté, il y a des commerçants et des salariés qui y travaillent tous les jours, dans des conditions déplorables, voire dangereuses. »
Les défaillances filmées
Dans cette vidéo, le président du Conseil national dresse un état des lieux, images à l’appui, des nombreuses défaillances constatées dans le centre commercial. Parmi elles : des ascenseurs en panne sans aucun panneau de signalisation, un seau placé au milieu du passage pour recueillir des fuites d’eau de pluie, des escalators hors service, des toilettes fermées depuis des mois, des placards électriques laissés ouverts, accessibles, sans serrure, contenant des lignes à haute tension. « Il y a des portes coupe-feu qui ne sont plus fonctionnelles parce qu’il n’y a plus de charnière, on trouve aussi des portes d’accès à des escaliers de secours qui sont condamnées », poursuit Thomas Brezzo. À cela s’ajoutent des signes d’insalubrité dans certaines zones : moisissures, rouille et autres champignons. « Le constat qui a été fait est catastrophique », résume-t-il. Selon Corinne Bertani, « les commerçants se sentent abandonnés, et ne peuvent que constater l’inaction des autorités, alors même qu’ils paient des charges pour permettre le maintien des installations, ce qui est très loin d’être le cas. »
L’appel au gouvernement
Selon le Conseil national, il est donc urgent que des investissements et des mesures urgentes de réhabilitation soient réalisés « pour permettre aux commerçants de maintenir une activité normale dans des conditions décentes ». « Aujourd’hui, ce n’est même plus une question d’enjeu commercial, c’est une question de sécurité pour la population. Et quelle image donne-t-on de Monaco ?, rajoute Thomas Brezzo. Je pense que des gens n’ont pas pris leurs responsabilités sur ce sujet depuis bien longtemps, et ça ne peut plus continuer.» Le Conseil national indique avoir adressé un courrier à l’Exécutif le jour-même de sa visite sur le terrain. « Nous avons écrit au gouvernement pour indiquer les désordres que nous avons pu constater et demandé qu’un organisme certifié aille sur place relever toutes les problématiques en termes de sécurité, pour que l’on puisse au moins mettre ce centre commercial aux normes de sécurité. Ce serait le minimum », conclut Thomas Brezzo.
