Le texte législatif visant à instaurer cette technologie en Principauté a été déposé sur le bureau du Conseil national.
C’est un texte autant redouté qu’attendu… Le projet de loi sur la reconnaissance faciale à Monaco vient d’être déposé sur le bureau du Conseil national (1). Le gouvernement monégasque et la Sûreté publique n’avaient jamais caché leur intention de mettre en place cette technologie censée protéger encore plus la population des nouvelles menaces. « Il y a beaucoup de questionnements, parfois des inquiétudes, autour de la reconnaissance faciale, mais en réalité il s’agit simplement d’automatiser un certain nombre de tâches que les policiers effectuent aujourd’hui de manière manuelle, nous avait indiqué en mars dernier Richard Marangoni, contrôleur général en charge de la Direction de la Sûreté publique. Il s’agit d’un outil qui permettra de faciliter le travail des policiers, de le rendre plus efficace, plus rapide, afin qu’il puisse se concentrer sur les missions les plus importantes de protection des personnes et des biens. Seuls les visages de ces personnes recherchées seront intégrés aux dispositifs. Il ne s’agit pas du tout de surveiller les honnêtes gens, mais au contraire de leur rendre un meilleur service et d’assurer au mieux leur protection. » Le texte devra être étudié et peut-être amendé par les élus du Conseil national.
(1) L’intitulé exact du texte est le suivant : projet de loi 1087 « relative à l’utilisation de la vidéoprotection et de la vidéosurveillance des lieux accessibles au public, pour la détection, la recherche et l’identification des personnes recherchées ou signalées au moyen de systèmes d’identification biométrique à distance. »
