vendredi 1 mai 2026
plus
    AccueilEnquêtesLes plus grands chantiers du Prince Rainier III à Monaco

    Les plus grands chantiers du Prince Rainier III à Monaco

    -

    Dès les années 1950, le prince Rainier III a entamé une politique de grands travaux qui a permis d’accroître, au fil des décennies, le territoire monégasque de 1/5ème de sa superficie. L’un des hommes ayant accompagné le souverain dans cette urbanisation massive est Bernard Fautrier, ancien conseiller de gouvernement pour les travaux publics et affaires sociales pendant 10 ans. Il nous livre son témoignage sur les trois décennies passées aux côtés du prince bâtisseur.

    Entre le début des années 70 et la fin des années 90, vous avez accompagné le prince Rainier III dans les plus grands chantiers menés en Principauté : le terre-plein de Fontvieille, et bien d’autres projets d’envergure. Pourquoi le prince Rainier III a-t-il toujours été animé par cette volonté de mener une politique de grands travaux sur son territoire ?

    Il ne faut pas perdre de vue que lorsque le prince Rainier III accède au trône en 1949, Monaco était un territoire relativement pauvre et peu animé. Le pays était dans un état un petit peu végétatif, et avait souffert de la guerre. Son souhait, et je dirais même sa passion, était donc de développer et d’enrichir au maximum la Principauté. Il voulait en faire un pays prospère. Je crois que cela venait aussi du fait que durant son enfance et son adolescence, entre les deux guerres, il y avait eu également beaucoup de campagnes “anti-Monaco” dans certains milieux en France. Sans parler des questions dynastiques qui avaient sans doute pu le marquer à ce moment-là. Certains, revendiquaient des droits sur Monaco à la place des Grimaldi… Tout ceci a sans doute façonné son envie farouche de faire prospérer son pays.

    Rainier III a mené une partie de ces grands travaux durant les Trente Glorieuses. Période durant laquelle l’environnement économique était, de surcroît, très favorable…

    Oui, certes. Mais rappelons que la crise franco-monégasque de 1962-1963 a considérablement freiné les « ambitions » monégasques durant les années qui ont suivi.

    Rainier III Fontvieille
    TERRE PLEIN DE FONTVIEILLE — « Nous avons passé beaucoup de temps à travailler sur les plans d’urbanisme pour déterminer ce que nous allions réaliser comme espaces verts, comme logements sociaux et ce que nous laisserions à la promotion immobilière. » © Palais Princier – G. Lukomski

    L’un des premiers chantiers fondateurs de Rainier III a été la mise en souterrain de la voie ferrée. En quoi cette idée — soufflée semble-t-il par l’architecte Le Corbusier — a-t-elle été centrale dans le développement urbanistique et économique de Monaco ?

    Cette voie ferrée était une vraie calamité ! Imaginez qu’un train à vapeur — qui crachait massivement de la fumée — traversait l’actuel boulevard du Larvotto jusqu’à la Condamine… Cette mise en souterrain a permis de libérer des terrains considérables, et d’urbaniser le quartier du Larvotto. Au départ, cette urbanisation a d’ailleurs été assez complexe car le foncier sur cette zone était assez largement maîtrisé par Gildo Pastor qui avait acheté des terrains au fil des années. Il a donc fallu composer avec lui pour figer un plan d’urbanisme, qui a été arrêté en 1972. Dans un premier temps, les discussions étaient difficiles. Finalement, cela a permis le développement de ce quartier.

    La construction puis l’urbanisation du terre-plein de Fontvieille est considérée comme le chantier le plus ambitieux mené par le prince Rainer III. Que retenez-vous de ce projet titanesque qui s’étend tout de même sur 22 hectares ?

    A cette époque, ce territoire représentait tout de même plus de 15 % de ce qu’était la superficie initiale de Monaco. Ce fut une période exaltante. Nous avons passé beaucoup de temps à travailler sur les plans d’urbanisme pour déterminer ce que nous allions réaliser comme espaces verts, comme logements sociaux et ce que nous laisserions à la promotion immobilière. Encore une fois, le prince Rainier était véritablement passionné par les questions d’aménagement du territoire, y compris dans les détails, par exemple pour choisir les matériaux mais aussi observer les travaux de génie civil, notamment le percement des tunnels de Fontvieille. Tout ceci le passionnait vraiment.

    Rainier III voie ferrée
    VOIE FERRÉE — « Cette voie ferrée était une vraie calamité ! Imaginez qu’un train à vapeur — qui crachait massivement de la fumée — traversait l’actuel boulevard du Larvotto jusqu’à la Condamine… Cette mise en souterrain a permis de libérer des terrains considérables, et d’urbaniser le quartier du Larvotto. » © Collection privée Bascoul

    Face à ces grands projets, notamment Fontvieille, certains conseillers nationaux de l’époque étaient semble-t-il réticents. Ils craignaient l’endettement, la faillite de l’État…

    La crainte évidente lorsque l’État a racheté le terre-plein de Fontvieille en 72/73 était celle de l’endettement. Et donc le spectre de l’impôt, si on ne pouvait plus payer… Le président du Conseil national de l’époque, Jean Charles Rey, considérait que ce projet était une chance extraordinaire pour Monaco mais qu’il fallait quelques garanties et trouver des mécanismes financiers solides. Pierre Notari, grand conseiller de gouvernement pour les finances, les avait trouvé via notamment un crédit relais bancaire. Il s’avère qu’à la fin des années 70, ce fut une période de grande prospérité. Les rentrées budgétaires étaient très fortes et lorsque je suis arrivé au gouvernement en 1984, nous n’avions plus d’inquiétudes. Nous avons pu payer sans avoir à faire appel aux lignes de crédit ouvertes par les prédécesseurs pour se prémunir contre un tel risque.

    Parmi les chantiers sur lesquels Rainier III s’est tout particulièrement investi, il y a semble-t-il aussi, la Roseraie en hommage à la princesse Grace, et le musée des voitures anciennes…

    C’est exact. Pour la Roseraie, il y avait évidemment une charge affective considérable par rapport aux moments de vie partagés avec la princesse Grace. Nous avons là encore passé des heures et des heures, pour ne pas dire des jours, avec un dessinateur pour dresser les plans. Pour les voitures anciennes, le prince avait amassé une collection extraordinaire qui était abritée dans un hangar dans son domaine de Rocagel. Il me demanda un jour de venir les découvrir et me fit part de son souhait de les exposer en public. À cette époque, nous commencions la réflexion sur l’utilisation du terrain de l’ancien Stade Louis II et c’est ainsi que l’espace pour la collection des voitures anciennes fut intégré au projet.

    Prince Rainier III Bernard Fautrier Prince Albert II
    SOUVENIR — Sur cette photo datant d’octobre 1990, on peut voir Bernard Fautrier, le prince héréditaire Albert et le prince Rainier  III. Avec une annotation manuscrite du souverain : « La volonté de réussir. Bien sincèrement », accompagnée de la signature de Rainier III ainsi que de celle du prince Albert. © Photo privée Bernard Fautrier

    Savez-vous s’il avait un projet pour Monaco dont il rêvait mais qu’il n’a pas pu réaliser ?

    Rêver je ne sais pas. C’était un monarque qui avait forcément une vision sur le long terme pour Monaco. Par conséquent, après avoir réalisé Fontvieille, il songeait déjà à quoi faire dans 10 ou 15 ans. Avec René Bouchet, un homme extraordinaire qui était directeur des travaux publics, nous nous étions mis à phosphorer sur ce que l’on appelait “Fontvieille II”. Tout un tas d’études avaient été faites pour réaliser une sorte de ville flottante, ou plutôt une marina au-delà de Fontvieille, avec des bâtiments au milieu de l’eau sur pilotis. Dans l’équipe, il y avait également un homme tout aussi passionné, Jean-Michel Manzone. L’idée était de créer une vaste digue pour isoler un grand espace marin et y implanter des bâtiments. Créer une sorte de Venise monégasque…

    Pourquoi ce projet n’a-t-il pas abouti ?

    Parce qu’à l’époque nous bâtissions déjà Fontvieille, et qu’il n’y avait pas de besoin. Le projet d’urbanisation a duré tout de même 25 ans. Ce projet de Fontvieille II est donc quelque part dans les cartons. Les technologies ont beaucoup évolué depuis. Et peut-être, pour les générations futures, ce projet émergera à nouveau…

    Parlons de l’actuel Stade Louis II inauguré également sous son règne en 1985. Est-ce exact que le prince Rainier III a choisi la couleur des sièges ? Cette couleur jaune tant décriée aujourd’hui par les supporters…

    Oui effectivement. C’est bien le prince Rainier III qui a choisi la couleur jaune. Personnellement, j’avais suggéré à l’époque des sièges rouges. C’était un clin d’œil à l’ancien Stade Louis II qui avaient des sièges de cette couleur. Mais le prince préférait le jaune. Lorsqu’il l’a proposé lors d’une réunion, j’ai sans doute fait une moue dont il s’est probablement souvenu, car à l’inauguration et toutes les fois où l’on se retrouvait au stade, il me disait : « Vous avez vu que c’est pas mal le jaune finalement ! ». Il me taquinait beaucoup sur ça.

    Justement, que pouvez-vous nous dire sur la personnalité du prince Rainier III ? Il y a souvent cette image d’un prince plutôt autoritaire qui avait parfois de grosses colères…

    De grosses colères verbales, je n’en ai pas vécu personnellement. En revanche, il est vrai que le prince était un homme qui écrivait énormément. Il aurait pu d’ailleurs être écrivain. Il avait un vrai talent pour cela. Je ne suis pas sûr d’ailleurs, si les tablettes numériques étaient arrivées de son vivant, qu’ils les auraient utilisées. J’ai des cartons de ses écrits. Et dans ses courriers le plus souvent manuscrits, il y avait de tout ! Des engueulades en effet, mais aussi et surtout des idées, des orientations… Pour répondre à votre question, colérique et autoritaire, oui sans doute, mais j’ai surtout observé ces traits de caractère par écrit.

    Depuis le décès du prince Rainier III en 2005, la Principauté a continué et va encore se métamorphoser dans les proches années à venir. Selon vous, que penserait-il du Monaco d’aujourd’hui et de demain ? En serait-il fier ?

    Je ne vois pas pourquoi il n’en serait pas fier. Monaco a continué de s’embellir et de se développer à la fois sur le plan urbanistique et économique. Et ce, dans des conditions qui sont, il faut le dire, de plus en plus difficiles, et dans un espace de plus en plus contraint. Je ne vois pas ce qu’il pourrait avoir à reprocher.

    Et vous, à titre personnel, en tant qu’ancien conseiller de gouvernement à l’urbanisme, comme jugez-vous le Monaco d’aujourd’hui ?

    À partir du moment où l’on prend de l’âge, il est certain que la focale devient plus restrictive… On peut se dire que tout ceci devient bien haut et bien massif, mais encore une fois, nous n’avons pas beaucoup d’alternatives en Principauté. Sauf, éventuellement à faire Fontvieille II un jour…

    Cela fait une trentaine d’années que vous œuvrez dans le domaine de l’environnement et du développement durable. A l’époque de ces grands travaux, la préoccupation environnementale était plutôt lointaine…

    Il est évident qu’une partie de ce développement urbanistique s’est faite à une époque où l’on ne savait pas par exemple ce que l’on causait comme dommages au milieu marin. Lorsque l’on a réalisé Fontvieille ou auparavant les remblais du Sporting et du Portier, personne ne savait ce que l’on a pu supprimer comme hectares de prairie de posidonie. Cela ne préoccupait personne. Les constructeurs du terre-plein de Fontvieille montraient glorieusement comment ils jetaient les cailloux à la mer mais certainement pas comment ils allaient protéger les fonds marins… Cela n’effleurait l’esprit de personne. C’était une autre époque.

    Quand a émergé à Monaco cette conscience environnementale ?

    A Monaco comme ailleurs, cette préoccupation a commencé à émerger vers le milieu des années 80. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs, lorsque j’étais au gouvernement, nous avons créé une direction de l’Environnement qui n’existait pas auparavant. On voit bien aujourd’hui le souci écologique très poussé qu’a eu Albert II sur le projet d’extension en mer. Il a affirmé qu’il n’accepterait rien tant qu’il n’obtiendrait pas de garanties sur la préservation des fonds marins.

    Avez-vous été témoin de la préparation du prince héréditaire Albert aux plus hautes fonctions par le prince Rainier III ?

    Oui bien sûr. J’évoquais plus tôt cette passion que le princier Rainier III avait pour les chantiers. Dans la grande majorité des cas, lorsqu’il qu’il s’agissait d’opération importantes, notamment pour le plan d’urbanisme de Fontvieille, ou bien encore par exemple pour la construction du Grimaldi forum, le prince Albert était présent.

    Voyez-vous des similitudes dans la manière de gouverner, ou bien dans la personnalité, entre le prince Rainier III et le prince Albert II ? Ou sont-ils des hommes radicalement différents ?

    Il y a sans doute chez Albert II, un peu du caractère de sa mère, un peu du caractère de son père… Mais il est vrai que Rainier III et lui ont tout de même des personnalités, non pas radicalement, mais assez différentes. Quant à la manière de gouverner, l’époque a beaucoup évolué entre les deux règnes. Les évolutions sociales, économiques et technologiques sont telles qu’il est difficile de les comparer. Albert II est assurément beaucoup plus concerné par les relations internationales que ne l’était son père. C’est un domaine où il y avait une certaine antinomie entre les deux hommes. Rainier III était davantage un homme de la terre, avec un attachement au terroir. C’était son Rocher. Le reste était un peu plus lointain… Il m’a d’ailleurs souvent reproché de trop faire voyager son fils et de trop l’amener dans des réunions internationales. J’ai pris quelques engueulades à ce sujet (rires). Rainier III a tout de même, rappelons-le, compris l’importance d’adhérer à l’ONU et plus tard au Conseil de l’Europe notamment. Et puis après 10 années comme conseiller de gouvernement, il m’avait demandé de créer, en 1997, un service de coopération internationale. Nous avons également fait en sorte que Monaco soit représenté à Genève dans les agences internationales de l’ONU, comme l’Organisation internationale du travail ou l’Organisation mondiale de la santé, entre autres.

    Dans les rendez-vous internationaux, le prince héréditaire Albert était d’ailleurs souvent présent…

    Rainier III a effectivement eu l’intuition de faciliter à son fils une ouverture à l’international. Lorsque Monaco a adhéré à l’ONU en 1993, il a demandé au prince héréditaire Albert de représenter Monaco. De même, pour la conférence de Rio en 1992. Rainier III a demandé à son fils de l’accompagner. Ce rendez-vous a été je crois crucial pour le prince Albert. A ce moment-là, il a sans doute pris conscience de l’importance qu’avaient les questions environnementales le développement durable.

    Peut-on considérer que la princesse Grace a accompagné le prince Rainier III comme pourrait le faire une Première Dame avec un président de la République française ? Avait-elle une influence sur ses choix ? Lui demandait-il souvent conseil ?

    Difficile de répondre à cette question car je n’ai pas vraiment vécu de façon intime la manière dont ils pouvaient échanger à ce propos. Ce que je peux vous dire en revanche c’est que la princesse Grace était une personne qui parvenait à faire aboutir ses souhaits et ses idées, avec toujours énormément de douceur, de talent et d’efficacité. Et sans jamais donner l’impression d’imposer quoi que ce soit. Ceci, je le sais de ma mère, âgée de 102 ans aujourd’hui, qui a travaillé aux côtés de la princesse Grace pendant une quinzaine d’années et qui l’a vénérée. D’ailleurs, on ne pouvait que vénérer une telle dame. Incontestablement, elle a joué un rôle toujours apaisant dans la vie de Rainier III, et un rôle de premier plan, on le sait, dans la prospérité de Monaco.

    Vous souvenez-vous de ce que vous avez ressenti lorsque vous avez appris le décès de la princesse Grace, le 14 septembre 1982 ?

    Le décès de la princesse Grace a été l’un des moments les plus pénibles de ma vie. Quarante ans après, j’en suis encore très ému. Cette vision nocturne de la princesse décédée dans la Chapelle palatine, surtout dans un contexte aussi brutal que dramatique, était épouvantable. J’en frémis encore aujourd’hui. Cela a été un choc pour tout le monde. La population bien sûr mais évidemment, en premier lieu, pour Rainier III et les enfants que je voyais sangloter.

    Bernard Fautrier Rainier III témoignage
    EMOTION — « Le décès de la princesse Grace a été l’un des moments les plus pénibles de ma vie. Quarante ans après, j’en suis encore très ému. Cette vision nocturne de la princesse décédée dans la Chapelle palatine, surtout dans un contexte aussi brutal que dramatique, était épouvantable. J’en frémis encore aujourd’hui. » © Photo FPA2

    Bernard Fautrier : les dates clés

    • Dès 1969, Bernard Fautrier intègre le service de l’urbanisme comme secrétaire.
    • De 1977 à 1983, il est nommé chef puis directeur du service de l’urbanisme.
    • En 1983, il devient directeur général du département des travaux publics et des affaires sociales (dénomination de l’époque)
    • Octobre 1984 : à l’âge de 39 ans, Bernard Fautrier est nommé conseiller de gouvernement du département des travaux publics et des affaires sociales. Il est le plus jeune conseiller de gouvernement de l’ensemble du règne du prince Rainier III. Il y restera 10 ans.
    • Après ce poste de conseiller de gouvernement, le prince Rainier III lui confie une mission dans les relations internationales et la diplomatie. Avec l’accord du souverain, il créé en 1997 un service de coopération internationale. Aujourd’hui âgé de 78 ans, Bernard Fautrier est conseiller spécial du prince Albert II sur les questions d’environnement, et membre du conseil d’administration de la fondation prince Albert II.

    -

    Les dernières news

    L’Observateur de Monaco

    Créé en 2005, L’Observateur de Monaco s’est progressivement imposé comme un rendez-vous mensuel d’information et d’analyse consacré à la vie de...

    Plongée nostalgique dans le Monaco des années 50 à 70

    C’est une immersion dans le Monaco d’hier. À travers un document baptisé Florilège d’actualités monégasques filmées par TMC, la plateforme de l’Institut audiovisuel de Monaco a exhumé des mini-reportages tournés entre 1956 et 1974 par Télé Monte-Carlo.

    Sécurité, projets pour le Devens, salles de prières, relations avec Monaco… Les propositions des candidats aux municipales de Beausoleil

    De la sécurité au réaménagement du Devens, en passant par la question des lieux de prière, les candidats aux municipales de Beausoleil déclinent leurs priorités et leurs propositions.

    La Sélection

    Jeunes diplômés à Monaco : voici les secteurs qui recrutent

    Créée en 2010, la Commission d’insertion des diplômés (CID) aide la jeunesse de la Principauté — et désormais celle des communes limitrophes — à trouver un stage, une alternance, ou un premier emploi à Monaco. Comment ces jeunes lycéens et étudiants sont-ils accompagnés dans le grand bain de la vie active ? Quels sont les secteurs d’activité qui recrutent et ceux qui embauchent peu en Principauté ? Et quel est l’intérêt des entreprises monégasques à collaborer avec cette commission ? L’Obs’ vous dit tout.

    Activités immobilières à Monaco : le grand ménage législatif

    Avec plus de 160 agences immobilières, une surreprésentation de marchands de biens, et une multitude d’intermédiaires non autorisés, une concurrence féroce et parfois déloyale se joue. Pour professionnaliser et encadrer ce secteur central de l’économie monégasque, deux textes de loi ont récemment émergé avec des mesures clés : obligation d’une résidence effective à Monaco, fin des prête-noms, mandat écrit obligatoire, ou encore carte professionnelle et formation continue. Voici ce qu’il faut retenir.

    Monaco veut défendre son image à l’international face aux critiques

    Face à des articles de presse considérés comme « dévalorisants », le gouvernement monégasque et le Conseil national souhaitent mettre en place une communication plus proactive à l’international pour défendre l’image de la Principauté.