Suite à l’annonce d’une grève de nombreux salariés de l’enseigne monégasque pour deux jours, les 23 et 24 décembre, la direction fait valoir les avancées déjà concédées en matière de revalorisation salariale.
« Carrefour Monaco est attentif au pouvoir d’achat de ses clients comme de ses collaborateurs. Le dialogue social est permanent. Il l’est aussi dans cette période où nous avons à gérer des sujets de pouvoir d’achat rendus compliqués par le contexte inflationniste. » Suite à l’article paru hier sur le site de l’Observateur de Monaco, notre rédaction a reçu une réponse détaillée de la direction de Carrefour Monaco au sujet des propositions qui ont d’ores et déjà été consenties à ses employés. « Malgré l’absence de signature des organisations syndicales du magasin monégasque, la direction a souhaité appliquer les 2,5% d’augmentation de salaire proposés. Cette augmentation est effective depuis le 1er novembre 2022 (soit +8,32% depuis août 2021). La direction du magasin a également proposé d’avancer à la 2ème quinzaine de janvier 2023 les discussions relatives aux négociations annuelles sur les salaires et la prime de résultats », commente la direction de Carrefour.
Bras de fer ?
Celle-ci souhaite ajouter qu’à cette augmentation de salaires de 2,5% se sont ajouté une prime exceptionnelle de soutien de partage d’une valeur de 100 € ainsi que d’une prolongation de la remise sur achats de 12% – au lieu de 10% – pour ses salariés jusqu’au 31 mars 2023. La direction de Carrefour a aussi souhaité rappeler les différentes mesures de soutien du pouvoir d’achat mises en place par Carrefour Monaco depuis un an. 5,82% d’augmentations de salaire accordés depuis août 2021, une indemnité inflation doublée en novembre 2021 de 200 €, une revalorisation de la remise sur achats de 10% à 12% ainsi qu’une prime de résultat en hausse de 13% par rapport à 2021. Le bras de fer devrait donc se poursuivre étant donné qu’aucune de ces mesures sociales ne correspond aux revendications évoquées par les salariés. A commencer par la demande d’une prime de 1000 euros par employé.
