Après son inauguration en grande pompe, le port de Cala del Forte va devoir évoluer. En effet, plusieurs plaisanciers y ayant amarré leur bateau ont signalé des mouvements très inconfortables et fréquents de va-et-vient. Une tuile qui nuit forcément à la bonne commercialisation du port. Pour améliorer la situation, un récif artificiel, baptisé Punta Della Rocca et dont le coût avoisine les 4,7 millions d’euros hors taxes, est en cours de construction.
Plusieurs mois après le début de commercialisation du port italo-monégasque de Vintimille, la société monégasque internationale portuaire, qui a racheté en 2016 la société détentrice de la concession portuaire à Vintimille, est obligée de relancer des travaux conséquents. Depuis fin octobre, un chantier a démarré pour créer de toutes pièces un récif de protection côtière d’une longueur totale d’environ 120 mètres et d’une profondeur comprise entre 7 et 8 mètres.

Celui-ci disposera d’une partie émergée, d’une hauteur d’environ 4 mètres, composée d’un talus passant de 9 mètres à sa base à 5 mètres en partie haute. 8 000 tonnes de blocs d’enrochements et de matériaux en pierre inerte calcaire, en provenance de Sicile et de la vallée de la Bévéra, acheminés en remorqueur maritime, ont déjà été transportés sur site. En tout, ce sont 120 000 tonnes de blocs et de pierres qui seront utilisées pour fabriquer un édifice en forme de banane à la pointe de la Rocca. Ils arriveront tous les 10 jours par bateau sur site si la météo le permet.

Réclamations
« Le port de Cala del Forte bénéficiera de la protection offerte par la banane puisqu’elle permettra de remédier à des agitations d’inconfort constatées en cas de rafales de vent de sud-ouest », a indiqué Aleco Keusseoglou, président de la société monégasque internationale portuaire. Il répond en fait à de multiples réclamations émanant de plaisanciers qui ont amarré leur bateau dans le nouveau port et qui se retrouvent ballotés de façon permanente lorsqu’ils sont à bord. Pour surveiller ce gros chantier, il a été fait appel à Stefano Puppo, ingénieur diplômé de l’université de Gênes en ingénierie hydraulique et spécialisé en hydraulique maritime. Il avait déjà dirigé les travaux de Cala del Forte, les travaux de consolidation pour Portosole, ainsi que le projet exécutif et la direction des travaux pour le port touristique Marina di San Lorenzo. Enfin, pour la construction de l’ouvrage de protection du littoral, c’est la société sicilienne Ador.mare SrL qui a remporté l’appel d’offres public. Fin des travaux estimée à avril 2023.
