Monaco n’est pas uniquement un décor très apprécié par les réalisateurs de cinéma. Quelques artistes musicaux ont également choisi le chic et le clinquant de la Principauté pour y tourner leurs clips. C’est le cas de deux rappeurs américains : Jay-Z et 50 cent.
Pour fêter en grande pompe le titre de champion de France obtenu en 2017, l’AS Monaco avait mis les petits plats dans les grands en invitant le rappeur américain 50 Cent pour un concert privé au chapiteau de Fontvieille… Mais une décennie plus tôt, l’artiste avait déjà fait une escale très remarquée en Principauté. En 2005, le rappeur avait tourné le clip de sa chanson Window shopper. Ce titre, qui affiche aujourd’hui plus de 190 millions de vues sur YouTube, a été entièrement tourné à Monaco. Tantôt sur la place du Casino, tantôt à l’Hôtel de Paris, tantôt au Larvotto. Et il condense tous les clichés : liasses de billets qui s’envolent, chaînes en or qui brillent, gros bolides et filles dévêtues… A la Société des Bains de Mer, on se souvient parfaitement de la cohue qui régnait lors du tournage. De nombreux jeunes voulaient être en effet aux premières loges pour voir la star américaine. « Pour nous, c’était l’opportunité de rajeunir notre image. Le clip est un peu too much et caricatural, mais il a donné un coup de frais à notre communication », nous expliquait Axel Hoppenot, ex-directeur du marketing à la SBM.
Vitesse grand V avec Jay-Z
Autre rappeur… mais, peu ou prou, même ambiance. L’Américain Jay-Z avait fait lui aussi une escale remarquée à Monaco. C’était en 2006 pour son clip Show me what you got dans lequel il rend hommage à plusieurs films de James Bond. Au programme du tournage : des jolies filles (encore) et des grosses voitures (toujours) qui roulent à toute berzingue dans les rues de Monaco. En particulier dans les plus célèbres virages du Grand Prix. Parallèlement aux clips, de nombreuses pubs sont également tournées à Monaco. Comme pour les films, le scénario est toujours relu en amont. Avec toujours une exigence en ligne de mire : que l’image haut de gamme de la SBM et de la Principauté soit préservée.
Pas de clip pour Michaël Youn
Il a pour habitude de se faire remarquer… Et lors de son passage (éclair) à Monaco, l’ex-trublion de la télé avait encore une fois fait des siennes. En juin 2007, Michaël Youn (ancien leader du groupe Fatal Bazooka) voulait tourner le clip de sa chanson Trankillement à Monaco, et en particulier aux abords du Casino. Il s’agissait d’une parodie des clips très bling bling et stéréotypés chers aux rappeurs. Sauf que le chanteur n’avait pas d’autorisation pour filmer à Monaco… Résultat, dès son arrivée sur les lieux, le tournage est interrompu par la police monégasque. Michaël Youn est contraint de monter dans une voiture de police pour être raccompagné à la frontière… Après cette mésaventure, le comédien et humoriste a même fait la Une du magazine à scandale Choc. Réaction de l’intéressé : « C’est la consécration. Je dirais même une double consécration, puisqu’en en plus de nous être fait arrêter à Monaco — c’est d’ailleurs un bien grand mot vu comment l’ambiance était bon enfant —, j’ai également l’honneur de faire la couverture de ce formidable magazine d’investigation qu’est Choc, a-t-il ironisé. Alors merci, merci mille fois. C’est beaucoup trop d’honneur pour un seul homme. »
