ECONOMIE/ Cable & Wireless a cédé certaines de ses activités à l’entreprise bahreïni Batelco. Une part de Monaco Telecom fait partie de cet accord. Mais le gouvernement refuse une vente totale à Batelco.
Dans les tuyaux depuis plusieurs semaines maintenant, l’annonce est désormais officielle. La Bahrain Telecommunications Company (Batelco) fait désormais partie des actionnaires de Monaco Telecom.
Option
Martin Péronnet, directeur général de Monaco Telecom, décrypte pour L’Obs’ le contenu de cet accord : « Cable & Wireless Communications (CWC) contrôle directement 55 % de Monaco Telecom, via la Compagnie Monégasque de Communication (CMC). CWC a donc vendu 25 % de la CMC à Batelco, tout en gardant les 75 % restants. CWC reste donc l’actionnaire majoritaire à 75 % de la CMC, et donc de Monaco Telecom. Du coup, Batelco devient actionnaire indirect de Monaco Telecom à hauteur de 13,75 %. » Minoritaire oui, mais avec une option pour devenir majoritaires.
Offre
A priori, dans l’immédiat rien ne devrait changer pour Monaco Telecom. « On prépare actuellement le budget de l’année prochaine avec CWC. Donc il n’y a pas de modification annoncée du fonctionnement de l’entreprise », assure Martin Péronnet.
Pourtant, une clause de cet accord à 680 millions de dollars fait débat. En effet Batelco aurait la possibilité, en versant 345 millions de dollars de plus, de prendre possession de 75 % des parts de CMC. Une offre qui serait valable une année, à partir de la fin du mois de mars 2013.
« Contrôle »
Voilà pourquoi le gouvernement monégasque est très vite intervenu. Dans un communiqué daté 4 décembre, il est précisé que « toute évolution du contrôle du capital de Monaco Telecom en faveur de Batelco impliquerait un accord préalable de la principauté. » Ce que le gouvernement n’envisage pas, comme l’a confirmé le ministre d’Etat, Michel Roger : « Le gouvernement princier, qui n’a pas agréé cette solution, n’a pas de raison de faire évoluer sa position. Il n’est pas question pour nous de vendre notre opérateur historique au Barheïn. » Une certitude, l’accord signé a fixé au 31 mars 2013 la date butoir pour la finalisation de la transaction. A suivre.
_Romain Chardan
