Lors d’une conférence de presse ce matin, le président du Conseil national a donné quelques éléments d’informations concernant le plan social à la Société des Bains de mer.
Selon Stéphane Valeri, beaucoup de salariés, âgés de plus de 57 ans, sont prêts à discuter un départ volontaire. Les tensions les plus vives concernent surtout la remise en cause des conventions collectives dans l’entreprise.
Où en est-on concernant le plan social à la Société des Bains de mer, groupe qui emploie environ 4000 salariés dont près de 500 Monégasques ? Le conseil national a d’abord reçu les dirigeants – en présence du gouvernement – puis l’ensemble des syndicats. « Ces derniers, c’est un fait notable, sont unis et parlent d’une même voix. Ce qui n’était pas le cas ces dernières années, a souligné le président du Conseil national, Stéphane Valeri. Force est de constater, qu’aujourd’hui, les positions des deux parties sont très éloignées. » Voilà pourquoi, gouvernement et élus, vont devoir consacrer beaucoup d’attention ces prochaines semaines à la suite de ces négociations. Objectif : « Eviter d’arriver à une situation de blocage et rapprocher les points de vue », a rajouté le président de la haute assemblée.
On sera fixé le 30 novembre
Interrogé en conférence de pressesur le nombre de départs volontaires et de licenciements potentiels que la SBM prévoit de faire, le président du Conseil national a précisé ne pas avoir encore de chiffre précis. « C’est encore en plein négociation. Le conseil national a en tout cas demandé que tout soit fait pour encourager d’abord et avant tout les départs volontaires. Une date a été fixée au 30 novembre pour voir le résultat de ces négociations. Ce n’est que s’il n’y a pas suffisamment de départs volontaires que, malheureusement, des départ contraints vont devoir être décidés. On y verra plus clair début décembre », a-t-il encore précisé. Toutefois, selon « des échos de terrain » recueillis par la haute assemblée , « beaucoup de salariés de plus de 57 ans sont prêts à discuter un départ volontaire. » Peut-être qu’ainsi, les départs imposés ne seront pas trop nombreux.
Tensions au tour des conventions collectives
Ce qui inquiète aussi et surtout le Conseil national c’est un autre point bien plus complexe : « Ce sont les économies, à juste titre demandées par les dirigeants, pour que l’entreprise soit rentable et que son fonctionnement permette de pérenniser l’avenir de la société », a indiqué Stéphane Valeri. Il est en effet demandé aux salariés de remettre en cause un certain nombre de conventions collectives dans l’entreprise. « On voit que les positions sont très éloignées. Lorsqu’on écoute les deux parties, c’est sur ce sujet-là que les plus grandes difficultés vont se poser dans les prochains jours », a constaté le président du Conseil national. Avant d’adresser un message à toutes les parties prenantes : « Il va falloir que les deux parties fassent preuve d’écoute. Personne ne souhaite la fin de la paix sociale. Elle est précieuse pour tous. Elle passe par une écoute et par une recherche de solutions équilibrées. Il va falloir que des concessions soient faîtes des deux côtés. » A noter enfin que l’élue Nathalie Amorrati-Blanc a été désignée pour participer à la commission mixte tripartite entre le gouvernement, le conseil national et les principaux dirigeants de la SBM.
