jeudi 30 avril 2026
plus
    AccueilPersonnalitésRencontreSibylle Schuetz-Carrière - Professeure de viole de gambe

    Sibylle Schuetz-Carrière – Professeure de viole de gambe

    -

    Violiste — Tous les férus de musique baroque ont nécessairement eu un émoi musical en regardant le film d’Alain Corneau Tous les matins du monde… Ce film de 1991 narrait les souvenirs de Marin Marais, prestigieux violiste de Louis XIV, avec Monsieur de Sainte Colombe, un professeur austère et intransigeant, grand maître de la viole de gambe. Cet immense succès cinématographique a popularisé cet instrument qui a traversé les siècles et qui, manifestement, parvient encore aujourd’hui à séduire la jeune et plus ancienne génération. A l’Académie de musique Rainier  III, c’est Sibylle Schuetz-Carrière qui enseigne cet instrument à 12 élèves au total, âgés de 6… à 60 ans. Cette professeure allemande multiplie les initiatives pour promouvoir cet instrument à (6 ou 7) cordes frottées, dont la sonorité se situe à mi-chemin entre la guitare et le violoncelle. Jouée à l’aide d’un archet (et parfois aux doigts), la viole de gambe se tient entre les jambes. Voilà pourquoi, elle est aussi surnommée « le violon de jambe ». Cet instrument, que l’on trouve aussi dans les sonates de Bach, ou dans les partitions du compositeur allemand Telemann, est souvent réputé comme étant plutôt mélancolique. Or, selon Sibylle Schuetz-Carrière, la viole de gambe peut aussi sublimer un répertoire plus « festif et ludique, dansant et populaire », avec parfois même des sonorités « de type musique bretonne ». Evidemment, vous ne trouverez pas de viole de gambe dans les grands orchestres symphoniques. Mais plutôt dans de petites formations à trois ou quatre musiciens. Très en vogue durant la période baroque (sous Louis XIV notamment), la viole de gambe a été évincée par le violon à la Révolution française. « A cette époque, il fallait remplir des salles de 400 personnes avec 60 musiciens sur scène. La viole de gambe était alors devenue un instrument trop intimiste », explique ce professeure qui s’est formée durant sa jeunesse en Allemagne. « Dans ce pays, l’engouement pour cet instrument est arrivé un peu plus tôt. C’était assez courant dans les années 70/80. J’habitais une petite ville et dans mon école il y avait par exemple trois professeurs de viole de gambe », se remémore-t-elle. Pour la petite histoire, sachez que les cordes de cet instrument sont fabriquées à partir de boyaux d’animaux. Et qu’un joueur de viole de gambe est un violiste, et non pas un gambiste !

     

    -

    Les dernières news

    L’Observateur de Monaco

    Créé en 2005, L’Observateur de Monaco s’est progressivement imposé comme un rendez-vous mensuel d’information et d’analyse consacré à la vie de...

    Plongée nostalgique dans le Monaco des années 50 à 70

    C’est une immersion dans le Monaco d’hier. À travers un document baptisé Florilège d’actualités monégasques filmées par TMC, la plateforme de l’Institut audiovisuel de Monaco a exhumé des mini-reportages tournés entre 1956 et 1974 par Télé Monte-Carlo.

    Sécurité, projets pour le Devens, salles de prières, relations avec Monaco… Les propositions des candidats aux municipales de Beausoleil

    De la sécurité au réaménagement du Devens, en passant par la question des lieux de prière, les candidats aux municipales de Beausoleil déclinent leurs priorités et leurs propositions.

    La Sélection

    Jeunes diplômés à Monaco : voici les secteurs qui recrutent

    Créée en 2010, la Commission d’insertion des diplômés (CID) aide la jeunesse de la Principauté — et désormais celle des communes limitrophes — à trouver un stage, une alternance, ou un premier emploi à Monaco. Comment ces jeunes lycéens et étudiants sont-ils accompagnés dans le grand bain de la vie active ? Quels sont les secteurs d’activité qui recrutent et ceux qui embauchent peu en Principauté ? Et quel est l’intérêt des entreprises monégasques à collaborer avec cette commission ? L’Obs’ vous dit tout.

    Activités immobilières à Monaco : le grand ménage législatif

    Avec plus de 160 agences immobilières, une surreprésentation de marchands de biens, et une multitude d’intermédiaires non autorisés, une concurrence féroce et parfois déloyale se joue. Pour professionnaliser et encadrer ce secteur central de l’économie monégasque, deux textes de loi ont récemment émergé avec des mesures clés : obligation d’une résidence effective à Monaco, fin des prête-noms, mandat écrit obligatoire, ou encore carte professionnelle et formation continue. Voici ce qu’il faut retenir.

    Monaco veut défendre son image à l’international face aux critiques

    Face à des articles de presse considérés comme « dévalorisants », le gouvernement monégasque et le Conseil national souhaitent mettre en place une communication plus proactive à l’international pour défendre l’image de la Principauté.