Numéro spécial immobilier
Hong Kong, Genève, Tokyo, New York, ou encore Londres… Dans les classements mondiaux, ces villes affichent souvent les mètres carrés les plus chers au monde. Mais c’est encore et toujours la Principauté de Monaco qui figure — et de loin — en tête du palmarès. La principale cause de ce boom de l’immobilier monégasque ? Une demande très soutenue qui dépasse largement l’offre. Quelques chiffres témoignent des prix au sommet que l’on peut voir aujourd’hui sur ce micro-marché. Alors que le prix moyen du m² frôle les 51 000 euros en 2022, il est désormais de plus en plus fréquent de voir, dans les nouvelles promotions immobilières, des grandes unités et des villas dépassant allègrement les 80 000, voire les 100 000 euros le m². Dans ce dossier, nous nous sommes également penchés sur le marché des parkings privés qui a connu une inflation délirante ces dernières années. Ces biens rares — et extrêmement convoités sur le sol monégasque — se vendent désormais à des prix exorbitants allant de 200 000 à 600 000 euros (jusqu’à 1 million d’euros dans de rares cas). Avec une singularité qui prête à sourire : les places de stationnement dans les immeubles résidentiels sont souvent bien trop petites par rapport aux grosses voitures de luxe que possèdent aujourd’hui les propriétaires… « Dans certains immeubles, la rampe d’accès est tellement étroite qu’il est même impossible pour eux de rentrer dans le parking », nous confie un agent immobilier. Mais les prix très élevés ne sont pas uniquement en sous-sol et dans les biens XXL. Les micro-logements que sont les chambres de services (plus communément appelées “chambres de bonnes”) sont eux aussi affichés à des prix allant de 300 000 jusqu’à (tout de même) 700 000 euros pour les plus grandes. Pas étonnant à ces tarifs que le marché monégasque soit convoité par un nombre impressionnant d’acteurs. Au-delà des 150 agences immobilières, s’ajoutent en effet les apporteurs d’affaires, les sociétés de conciergerie, les family offices, certaines banques, et plus de 300 marchands de biens qui ont proliféré abondamment et à vitesse grand V ces dernières années. Pour cette profession surreprésentée — et très critiquée — les autorités monégasques s’apprêtent d’ailleurs à siffler la fin de la récré. Un projet de loi gouvernemental a été déposé en 2022 et prévoit, entre autres mesures d’encadrement, une modification du très avantageux régime fiscal dont ils bénéficient depuis de longues années.
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