Le premier rapport scientifique (1) sur le carbone bleu dans les sites du patrimoine mondial marin vient de paraître. Résultant d’une évaluation coordonnée par l’Unesco, et soutenue financièrement par la Principauté, il montre l’importance « cruciale » de la protection des sites marins inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco pour l’atténuation du changement climatique. Mais aussi « le bien fondé des investissements » visant à protéger ces sites et à étendre les aires marines protégées. Les écosystèmes de carbone bleu comprennent les herbiers marins, les marais salés et les mangroves. « Ils comptent parmi les puits de carbone les plus intenses de la biosphère et jouent un rôle central dans l’atténuation du climat », insiste l’Unesco. A eux seuls, les 50 sites marins inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco représentent au moins 21 % de la superficie mondiale des écosystèmes de carbone bleu et 15 % du carbone bleu mondial, « réserves de carbone qui équivalent à environ 10 % des gaz à effet de serre émis dans le monde en 2018 ». C’est pourquoi l’Unesco rappelle que leur protection demeure « essentielle pour la séquestration de carbone de l’atmosphère ». D’autre part, il faut bien souligner que la dégradation de ces écosystèmes « pourra également libérer des milliards de tonnes de CO2 ». Pour sensibiliser le grand public à cette thématique, l’Unesco diffuse des clichés de certains sites marins dans le monde inscrit sur cette liste que l’Observateur de Monaco a choisi de reproduire dans ce portfolio.
Pour en savoir plus : https://whc.unesco.org/fr/rapport-blue-carbon.
