lundi 16 mars 2026
plus
    AccueilLifestyleSport-SantéStop au gaspillage alimentaire !

    Stop au gaspillage alimentaire !

    -

    Docteur en sciences du mouvement humain, Mélanie et Jérôme Vaulerin de Monaco Care Concept vous donnent des conseils pour limiter le gaspillage alimentaire.

    Le gaspillage alimentaire constitue un problème crucial en France, où chaque citoyen jette en moyenne entre 20 et 30 kg de nourriture par an, dont près de 7 kg encore emballés, selon l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). Ce gaspillage représente un coût de près de 159 euros par personne chaque année. Une somme qui pourrait être économisée en adoptant des pratiques plus responsables. Les causes de ce gaspillage sont multiples et touchent toute la chaîne de production. Les agriculteurs produisent souvent en excès pour assurer une offre constante, entraînant une surproduction. Les promotions commerciales encouragent la surconsommation et incitent à l’achat de produits en excès. Les normes esthétiques du marché éliminent des fruits et légumes comestibles uniquement en raison de leur apparence. Enfin, la confusion entre la date limite de consommation (DLC) et la date de durabilité minimale (DDM) pousse les consommateurs à jeter des aliments encore consommables.

    Une grosse source de pollution

    Le gaspillage alimentaire est également une source importante de pollution : chaque année, il produit 3,3 milliards de tonnes de CO2 à l’échelle mondiale. En France, les ménages restent les principaux responsables, suivis de près par le secteur de la restauration, qui représente 15 % des pertes alimentaires totales. Face à cette situation, sensibiliser les citoyens aux impacts écologiques et économiques du gaspillage alimentaire, tout en encourageant des pratiques responsables, est essentiel pour la protection de la planète et l’équilibre budgétaire des foyers.

    Mieux comprendre ce qu’est le gaspillage alimentaire pour mieux consommer

    Le gaspillage alimentaire comprend les aliments jetés ou perdus tout au long de la chaîne alimentaire, depuis la production jusqu’à la consommation finale. Cela englobe notamment les pertes à la source tels que les endommagements ou rejets des produits agricoles en raison de leur apparence non standard (fruits trop petits, tordus, etc.), les pertes dans la distribution comme la dégradation de certains produits frais ou non consommés à temps dans les rayons, et le gaspillage au niveau des consommateurs, les produits non consommés ou périmés dans les ménages. Les aliments les plus gaspillés varient en fonction des habitudes alimentaires et des comportements de consommation, mais les chiffres montrent des tendances récurrentes.

    En France, plusieurs catégories d’aliments se démarquent par leur taux de gaspillage élevé, souvent dû à la mauvaise gestion des dates de consommation, au stockage inadapté ou aux achats impulsifs. Les principaux aliments les plus fréquemment jetés sont les fruits et les légumes (près de 45 % des pertes alimentaires), le pain (environ 10 % des déchets alimentaires), les produits laitiers (confusion entre la date de péremption et date de durabilité), les produits animaliers (jetés par crainte de contamination), et les restes de raps (plats cuisinés maison ou industriels). Des gestes simples, comme bien organiser ses courses, consommer les aliments avant d’en acheter d’autres, et valoriser les produits dits « imparfaits », peuvent faire une réelle différence dans la réduction des déchets alimentaires.

    Les solutions pour réduire le gaspillage alimentaire

    Pour consommer de manière plus responsable et limiter le gaspillage alimentaire, certaines pratiques sont simples à adopter. Tout d’abord, mettre en place une planification des repas hebdomadaires aidera à n’acheter que ce dont on a besoin, évitant ainsi les excès. Lors des courses, il vaudrait mieux privilégier des produits en vrac ou en petites quantités pour ajuster les achats aux besoins réels. De plus, l’organisation du réfrigérateur est également un élément clé : les aliments proches de leur date de péremption pourraient être placés à l’avant pour être consommés en priorité. Il est aussi important de bien comprendre les dates de péremption, en distinguant les dates de consommation sécuritaires des dates qui indiquent simplement une perte de qualité nutritive ou gustative. Enfin, cuisiner les restes est une astuce précieuse pour éviter de jeter les aliments non consommés, en créant de nouveaux plats à partir de ce que l’on a sous la main. Ces gestes, en plus de réduire le gaspillage, permettent de réaliser des économies et de contribuer à la préservation des ressources alimentaires.

    Société Monégasque d'Assainissement SMA

    -

    Les dernières news

    L’Observateur de Monaco

    Créé en 2005, L’Observateur de Monaco s’est progressivement imposé comme un rendez-vous mensuel d’information et d’analyse consacré à la vie de...

    Plongée nostalgique dans le Monaco des années 50 à 70

    C’est une immersion dans le Monaco d’hier. À travers un document baptisé Florilège d’actualités monégasques filmées par TMC, la plateforme de l’Institut audiovisuel de Monaco a exhumé des mini-reportages tournés entre 1956 et 1974 par Télé Monte-Carlo.

    Sécurité, projets pour le Devens, salles de prières, relations avec Monaco… Les propositions des candidats aux municipales de Beausoleil

    De la sécurité au réaménagement du Devens, en passant par la question des lieux de prière, les candidats aux municipales de Beausoleil déclinent leurs priorités et leurs propositions.

    La Sélection

    Jeunes diplômés à Monaco : voici les secteurs qui recrutent

    Créée en 2010, la Commission d’insertion des diplômés (CID) aide la jeunesse de la Principauté — et désormais celle des communes limitrophes — à trouver un stage, une alternance, ou un premier emploi à Monaco. Comment ces jeunes lycéens et étudiants sont-ils accompagnés dans le grand bain de la vie active ? Quels sont les secteurs d’activité qui recrutent et ceux qui embauchent peu en Principauté ? Et quel est l’intérêt des entreprises monégasques à collaborer avec cette commission ? L’Obs’ vous dit tout.

    Activités immobilières à Monaco : le grand ménage législatif

    Avec plus de 160 agences immobilières, une surreprésentation de marchands de biens, et une multitude d’intermédiaires non autorisés, une concurrence féroce et parfois déloyale se joue. Pour professionnaliser et encadrer ce secteur central de l’économie monégasque, deux textes de loi ont récemment émergé avec des mesures clés : obligation d’une résidence effective à Monaco, fin des prête-noms, mandat écrit obligatoire, ou encore carte professionnelle et formation continue. Voici ce qu’il faut retenir.

    Monaco veut défendre son image à l’international face aux critiques

    Face à des articles de presse considérés comme « dévalorisants », le gouvernement monégasque et le Conseil national souhaitent mettre en place une communication plus proactive à l’international pour défendre l’image de la Principauté.