L’esthétique des futurs sièges du stade Louis II a été récemment dévoilée et évidemment, elle fait débat. Si les couleurs choisies — le rouge et le blanc — font consensus, certains regrettent l’ordre et la manière dont elles ont été alternées. Le projet prévoit une majorité de sièges rouges dans les gradins inférieurs et une majorité de sièges blancs dans les gradins supérieurs, avec, entre les deux, une mosaïque de sièges rouges et blancs (voir photo). Certains auraient préféré que les couleurs soient simplement alternées siège par siège, d’autres qu’il soit écrit « ASM » en lettres géantes par un jeu de couleurs. Mais surtout, beaucoup trouvent que le projet, tel qu’il est présenté, évoque le drapeau polonais (une bande blanche et une bande rouge) plutôt que le drapeau monégasque (une bande rouge et une bande blanche). Un avis partagé par Fabrice Notari, élu au Conseil national, lors de la séance du 9 octobre. « L’image que l’on a vue fait plus polonaise que monégasque », soulève-t-il. Céline Caron-Dagioni, conseiller-ministre de l’Équipement et de l’Urbanisme, a justifié ce choix : « L’idée c’est de partir de la piste d’athlétisme qui est rouge pour remonter dans le camaïeu de rouge et jusqu’au blanc », indique-t-elle, précisant que comme le blanc est plus salissant, il était plus logique de mettre les sièges blancs en haut pour qu’ils soient protégés par les hauts vents. Le projet comporte davantage de sièges rouges que de sièges blancs, pour cette même raison.
Céline Caron-Dagioni s’est voulu ensuite rassurante : « Il y a des pixels de blanc disséminés donc l’image projetée ne sera pas le drapeau monégasque à l’envers que l’on peut effectivement associer au drapeau polonais ». Lors de cette même séance, l’avenir des 9 000 sièges jaunes actuels a été évoqué par l’élue Corinne Bertani. « Qu’avez-vous envisagé de faire de ces 30 tonnes de plastique ? Seront-ils recyclés ? », a-t-elle questionné. Pour Nicolas Croesi, également élu, il pourrait être intéressant de les vendre, pourquoi pas aux enchères. « Cela pourrait attirer les collectionneurs et les supporters, soit pour générer des recettes pour l’État, soit dans un but humanitaire ; et ça laisserait une trace de ces sièges qui ont marqué 40 ans d’histoire sportive à Monaco », a-t-il précisé. Céline Caron Dagioni a indiqué qu’une entreprise avait proposé de recycler les sièges et que les deux idées allaient être examinées par le gouvernement.
