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    Stars du théâtre au TPG

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    CULTURE / La direction des affaires culturelles a invité de nombreuses stars du théâtre pour la 32ème saison du théâtre princesse Grace. Au programme : Pierre Arditi, Michel Bouquet, Patrick Timsit ou encore André Dussollier.

    L’an dernier, la programmation du théâtre princesse Grâce (TPG) mise en place pour la première fois (1) par la direction des affaires culturelles (DAC) avait essuyé un déluge de critiques (voir L’Obs’ n° 113).

    «Argent »
    Trop d’oeuvres classiques, pas assez de pièces de boulevard, ni de music-hall, absence de « one man show », et des pièces pas suffisamment grand public… Bref, en septembre 2012 les fidèles du TPG avaient clairement exprimé leur mécontentement lors d’une conférence de presse de présentation. Pour cette nouvelle saison, programmée d’octobre 2013 à mai 2014, les habitués semblent avoir retrouvé le sourire. D’ailleurs, la DAC avoue avoir eu cette année « plus de temps et plus d’argent » pour la mettre en place, explique Françoise Gamerdinger, adjoint au maire et membre du comité de gestion du TPG.

    21 spectacles
    Un supplément budgétaire et un supplément de temps qui se sentent. Tant sur la qualité des pièces que sur leur nombre. « L’an dernier, nous avions au total 16 spectacles. Cette année nous en proposons 21, soit un tiers de plus, pour un total de 23 représentations », explique le conseiller à l’Intérieur Paul Masseron qui parle d’une 32ème saison placée sous le signe de « la qualité des textes et du jeu des acteurs. » Avec un budget gonflé, pas étonnant non plus que le TPG puisse accueillir sur ses planches de grosses pointures du théâtre. Entre autres : Michel Bouquet, Pierre Arditi, André Dussollier, Thierry Lhermitte, Patrick Timsit ou encore Gérard Jugnot.

    DSK ?
    Le 17 octobre, c’est Yvan Attal qui ouvrira la saison avec la pièce américaine Race de David Mamet, dont l’intrigue ressemble étrangement à une affaire qui a récemment défrayé la chronique. Le pitch ? Deux avocats, un noir et un blanc, sont sollicités pour défendre un blanc qui est accusé de tentative de viol sur une jeune femme noire dans une chambre d’hôtel à New York… « Non, ce n’est pas une adaptation de l’affaire DSK, s’amuse Gamerdinger, car cette pièce a été créée à Broadway en 2009. »
    Place ensuite à un spectacle avec Alexandra Lamy seule sur scène. Dans La Vénus au Phacochère de Christian Siméon (24 octobre), l’ex-star d’Un gars une fille incarne Misia Godebska (1872-1950), une musicienne et figure mondaine de la Belle époque aux Années folles qui posa pour Bonnard, Toulouse-Lautrec ou encore Renoir.

    Ionesco
    Autre grosse pointure du théâtre programmée : Michel Bouquet qui, à 87 ans, poursuit sa carrière. Ce vétéran des planches viendra interpréter un classique Le roi se meurt d’Eugène Ionesco (1909-1994) (29 novembre). Tout aussi aimé du public monégasque et français, l’acteur André Dussollier offrira aux spectateurs un moment intimiste avec une soirée lecture baptisée A livres ouverts. Seul sur scène, il viendra le 3 décembre faire partager son amour des beaux textes en récitant des poésies et des extraits de romans de Victor Hugo, Alfred de Vigny, Marcel Proust, Jacques Prévert, Alphonse Allais ou encore Jean-Michel Ribes.

    Hitler
    Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor (les 7 et 8 décembre) est aussi une pièce à ne pas rater. L’intrigue se déroule dans les années 30. Martin Schulse est allemand de souche, Max Eisenstein est juif américain d’origine suisse. Ils sont amis et marchands de tableaux. En 1933, Max commence à s’interroger, car Martin lui parle d’Hitler avec une ferveur inquiétante. Au fil des mois, les deux amis s’éloignent l’un de l’autre, et le pire… est à voir sur scène. « Depuis 2012 cette pièce est jouée régulièrement sur la scène parisienne. Chaque mois, le binôme change. Il y a eu Samuel Le Bihan et Bruno Solo, Richard Berry et Franck Dubosc ou encore Michel Boujenah et Charles Berling, raconte Gamerdinger. A Monaco, nous aurons le plaisir d’accueillir Thierry Lhermitte et Patrick Timsit. »

    Belmondo
    Pour un peu plus de légèreté, rendez-vous le 19 décembre avec la pièce Plus vrai que nature de Martial Courcier, une comédie moderne jouée pendant plus de 6 mois à Paris. Et c’est l’un des acteurs de la pièce, Paul Belmondo, qui en a expliqué la trame durant la conférence presse à Monaco : « C’est l’histoire de deux quadras. François qui est marié, et Julien qui cherche l’amour depuis plusieurs années et qui ne le trouve pas. Son ami François décide de présenter à Julien la femme idéale interprétée par Delphine Depardieu. Mais, finalement, elle n’est vraiment pas à son goût. La cause ? Elle a une particularité très spéciale qui le rebute. » Une particularité à découvrir sur scène…

    Pignon
    Parmi les autres comédies à découvrir : la pièce III lits pour 8 d’Alan Ayckbourn, le 29 janvier. « C’est une réflexion sur le couple avec des répliques qui devraient faire hurler d’horreur les femmes. Du genre : « Tu le soignes, tu le nourris et tu te tais » », raconte Gamerdinger. Les inconditionnels de Monsieur Pignon pourront le revoir à nouveau dans une pièce écrite et mise en scène pas Francis Veber, Cher trésor (7 février) avec Gérard Jugnot. « C’est une comédie, une farce, une satire féroce de la société », assure Gamerdinger.
    Enfin, le public pourra redécouvrir un chef d’œuvre de la littérature, publié en 1932, Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline (1894-1961). « L’acteur principal, Nicolas Massadau, retrace à la première personne tous les aspects rageurs de Céline. C’est une composition prodigieuse », assure la DAC. Rendez-vous le 15 avril pour le vérifier.
    _Sabrina Bonarrigo

    (1) L’an dernier la DAC avait repris en main pour la première fois la direction du TPG depuis le départ à la retraite de Patrick Hourdequin. Tarifs de 20 à 35 euros selon catégories (places à l’unité disponible en septembre). Trois formules d’abonnement sont déjà disponibles. Location ouverte du lundi au vendredi de 9h30 à 13h et de 14h à 17h. Renseignements : 93 25 32 27. + d’infos sur www.tpgmonaco.mc.

    Précision

    Françoise Gamerdinger précise que pour l’exercice 2013, le budget du TPG reste stable à 1,1 million d’euros. La subvention n’a donc pas été augmentée, contrairement à ce qui a été avancé dans un article publié dans L’Obs’ n°122. Une somme qui couvre non seulement les cachets et l’organisation des spectacles, mais aussi le fonctionnement des 7 salariés du TPG, l’entretien du bâtiment, la communication…
    _R.B.

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