Si vous aimez le théâtre qui revisite intelligemment les grands classiques, ne manquez pas L’école des femmes au théâtre des Variétés, revu et un brin épuré par la compagnie Alain Bernard. Petit rappel de l’histoire : Arnolphe, riche bourgeois, vit depuis toujours dans la hantise d’être trompé, s’il se marie, et jure par tous les diables qu’il ne portera jamais de cornes. C’est ainsi qu’après être devenu le tuteur d’une très jeune fille 15 ans plus tôt, il la fait éduquer dans un couvent loin des tentations de la vie. A ses dix-huit ans, il l’installe dans une de ces demeures gardées par des valets fidèles et s’apprête à l’épouser. Mais voilà… Horace, le fils d’un ami d’Arnolphe passe par là. Il tombe amoureux de la jeune fille qu’il a aperçue à son balcon et s’en confie peu à peu à Arnolphe dont il ignore le rôle de tuteur. Aller raconter à un homme que vous courtisez sa femme sans savoir qu’il en est le mari et sans que celui-ci ne puisse vous dévoiler qu’il l’est. Tout le ressort comique de la pièce repose sur ce quiproquo. Ce plaidoyer en faveur des femmes est plus actuel que jamais. En avance sur son temps, Molière y dénonce l’horreur des mariages forcés. A partir de 7/8 ans.
A Monaco. Théâtre des Variétés. Jeudi 16 et Vendredi 17 janvier à 20h30.Tarifs : 28 euros Renseignements : 97 98 10 93. www.letheatredesmuses.com.
