La revendication n’est pas nouvelle mais l’USM a décidé de la remettre au goût du jour en distribuant (dans le courant du mois de septembre) des tracts dans les rues de Monaco. Leur souhait : que les retraités vivant en France soient maintenus à la caisse de compensation des services sociaux (CCSS) et au service des prestations médicales de l’Etat (SPME). « Durant leur carrière, les salariés de Monaco ne versent aucune cotisation à la sécurité sociale en France. Pourtant, les salariés résidant hors de Monaco qui demandent leur liquidation de pension de retraite sont automatiquement basculés pour leurs remboursements maladie sur le régime de sécurité sociale de leur pays de résidence », expliquent les syndicats dans leur tract. Si à la création des caisses sociales monégasques, les taux de remboursement étaient équivalents à ceux des régimes de sécurité sociale des autres pays, « le régime français s’est dégradé au fur et à mesure des décennies », rappelle l’USM. Ainsi, aujourd’hui, les retraités qui ont toujours cotisé au régime monégasque et qui sont pris en charge par la France, se voient « désavantagés par rapport aux retraités résidant à Monaco pris en charge par le régime monégasque. » Pour eux, c’est donc « une injustice » d’autant que les salariés et les retraités sont « obligés depuis très longtemps de s’expatrier hors des frontières de Monaco du fait de la cherté des loyers. » Une revendication que ne semble pas vouloir satisfaire le gouvernement. Dans une récente interview à Monaco Hebdo, le conseiller aux affaires sociales Stéphane Valeri a en effet estimé que cette requête est « déraisonnable » en raison du « coût insupportable » qu’aurait cette mesure pour les caisses sociales. « Elle entraînerait une telle augmentation des cotisations patronales, pour la financer, qu’elle porterait gravement atteinte à la compétitivité de nos entreprises, à l’emploi et à l’attractivité de notre pays », a tranché le conseiller.
