La Principauté rencontre-t-elle des difficultés pour s’approvisionner en masques chirurgicaux ou en masques FFP2 ? A en croire le gouvernement, c’est effectivement une démarche semée d’embûches. « Comme les autres pays, nous sommes en tension », indiquait le 23 mars, Didier Gamerdinger, conseiller-ministre aux affaires sociales et à la santé. Selon le gouvernement, l’hôpital , les pompiers et les professionnels de santé en ville sont, certes, approvisionnés, mais « à flux tendu ». Parmi les problèmes identifiés : « Tous les producteurs situés en France ont obligation de ne servir que la France. Nous avons donc l’impossibilité de nous approvisionner auprès d’eux, constate Didier Gamerdinger. Nous avons ainsi commandé, ailleurs, notamment en Chine, mais ce pays a du mal, non pas à produire mais à livrer. Les avions cargo rencontrent des difficultés pour arriver Europe, et en particulier en France et en Italie. » Le gouvernement s’est également rendu compte qu’il est submergé de propositions spontanées d’entreprises qui proposent de produire et de livrer des masques. Sauf que ce sont parfois des escroqueries à grande échelle . « Nous avions par exemple opéré une pré-commande de masques pour 130 000 euros . J’ai fait bloquer la démarche car, en vérifiant , nous nous sommes rendus compte que la société n’était pas fiable », indique le conseiller-ministre. Pendant cette crise sanitaire, la Principauté opère donc des commandes massives de masques, mais rencontre de grosses difficultés pour les recevoir.
