Après deux ans d’absence en raison de la crise sanitaire, les premiers bateaux de croisières ont refait leur apparition ces derniers jours dans les eaux monégasques. Selon la Société d’Exploitation des Ports de Monaco (SEPM), 137 bateaux feront une escale d’avril à mi-novembre 2022 en Principauté.
C’est une nouvelle qui va nécessairement réjouir les commerçants et les restaurateurs de la Principauté. En particulier ceux situés sur le Rocher qui ont particulièrement souffert durant la pandémie. Après deux années d’absence en raison de la crise sanitaire, les croisiéristes font leur grand retour en Principauté. Les premiers bateaux sont arrivés ces derniers jours. Selon Olivier Lavagna, directeur général de la SEPM, interrogé hier soir sur Monaco info, au total 137 bateaux feront une escale en Principauté cette année. Et pas n’importe quel bateau…
Catégories luxe et premium
Durant la pause forcée liée à la crise sanitaire, une nouvelle politique d’accueil a en effet été établie. La Principauté n’accueillera plus d’immenses paquebots pouvant accueillir parfois plus de 4000 passagers. Désormais, Monaco n’ouvre son port qu’à des navires mesurant « jusqu’à 250 mètres » et de capacité inférieure ou égale « à 1 250 passagers ». L’objectif est « de ne plus voir en escales, tant à la digue qu’en rade, les grands paquebots que l’on voit mouiller notamment en baie de Villefranche-sur-Mer », expliquait à l’Obs’ il y a quelques mois Olivier Lavagna. Désormais, la SEPM vise donc une clientèle avec un meilleur pouvoir d’achat, en ciblant des catégories luxe et premium.
Monaco vise désormais une clientèle avec un meilleur pouvoir d’achat, en ciblant des catégories luxe et premium.
Développement des têtes de lignes
Cette compagnie monégasque souhaite également poursuivre le développement des têtes de lignes. Concrètement, « tête de ligne » signifie que les passagers embarquent et débarquent de leur croisière depuis Monaco. « C’est important, car lorsque l’on embarque pour un début de croisière, généralement, on vient la veille et on séjourne dans un hôtel. Cela peut donner envie aux clients de revenir ensuite en Principauté, et pas nécessairement pour une croisière », rajoute Olivier Lavagna.
Retombées économiques
Ce retour des bateaux en Principauté est aussi une bonne nouvelle pour les finances de la Société d’exploitation des ports de Monaco (SEPM). L’activité des croisières représente en effet environ 10 % du chiffre d’affaires annuel de cette société. « Cette crise sanitaire a donc représenté une perte sèche non négligeable, nous indiquait le directeur général. Mais l’impact le plus important est celui des retombées en ville ».Toujours selon ce professionnel , ce secteur génère en effet pour Monaco plusieurs dizaines de millions d’euros de chiffre d’affaires.
