Très attendu par les enseignants, les parents et les élèves de la Principauté, le nouveau collège Charles III sur l’îlot Pasteur va être opérationnel pour « la rentrée de septembre 2024 », selon le gouvernement.
Les collégiens de la Principauté pourront bientôt dire adieu à l’actuel collège Charles III, situé dans le quartier de l’Annonciade. Pour la petite anecdote, ce bâtiment considéré par tous comme vieillissant et trop étroit a accueilli sa première rentrée scolaire le 11 septembre 1989… C’est dans un tout autre quartier, à l’ouest de Monaco, sur le chantier de l’Îlot Pasteur, que le nouveau collège est en train d’être construit. Dans ce nouvel établissement scolaire public représentant environ 26 000 m² de surfaces au total, et qui pourra accueillir jusqu’à 1 500 élèves, les collégiens auront de quoi s’épanouir. Au-delà des salles de classe, le bâtiment abritera aussi une piscine couverte de 25 mètres de long avec 8 lignes d’eau, un gymnase, un amphithéâtre de 300 places, ou encore deux cours de récréation. L’une située au rez-de-chaussée, une autre sur le toit
Calendrier du chantier
Lors de l’examen du budget rectificatif 2023 au Conseil national, le gouvernement a donné plus de détail sur ce chantier d’envergure qui va être livré en deux phases. « La première phase est la livraison du collège Charles III et d’une partie des parkings, environ 500 places. Ce collège sera livré en mai 2024 pour une mise en service pour la rentrée de septembre 2024 », a indiqué Céline Caron-Dagioni conseiller-ministre de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme. A proximité, un autre établissement ayant une forme un petit peu plus ovoïde est prévu quant à lui pour novembre 2024. Il s’agira d’un futur bâtiment administratif. Environ 300 places de parking supplémentaires seront alors livrées.
Coût du chantier de l’Îlot pasteur : une majoration de 109 %
Comme pour le nouveau CHPG, les élus du Conseil national ont une nouvelle fois déploré les dépassements budgétaires colossaux. La majoration sur ce chantier est en effet de 109 % entre la première inscription en 2012, à 270 millions d’euros, et le coût global de l’opération en 2023, à 564 millions d’euros. Le gouvernement a expliqué ce différentiel pour trois raisons. Tout d’abord, les modifications de programmes pour un total de 124 millions d’euros (représentant 42 % de l’augmentation). Ensuite, les aléas, tant internes, avec la découverte sur site de contraintes géotechniques, qu’externes, principalement, la crise sanitaire et le contexte international, pour un total de 106,8 millions d’euros (soit 36 % de l’augmentation). Et enfin les coûts d’actualisation, « qui correspondent à l’évolution des indices de références des coûts de travaux, bâtiment et travaux publics, sur lesquels sont indexés les marchés de travaux, pour un total de 63,7 millions d’euros (soit 22 % de l’augmentation) », a conclu le gouvernement.
