Lors de la cérémonie des vœux, le maire de La Turbie a exprimé son exaspération face aux recours juridiques freinant les projets communaux. Malgré ces obstacles, il a réaffirmé sa détermination à mener à bien les grands projets à venir.
Lors de la traditionnelle cérémonie des vœux qui s’est déroulée le 25 janvier dernier, le maire de La Turbie, Jean-Jacques Raffaele, a pris la parole devant plus de 300 personnes. Après avoir présenté les réalisations qui ont été concrétisées sur sa commune, l’édile a exprimé avec force son exaspération par rapport aux nombreux projets bloqués ou retardés en raison de recours déposés par des opposants devant le tribunal administratif. « Il y en a marre, vraiment marre… », a-t-il lancé. Parmi les projets attaqués devant la justice, on peut citer la création de terrain de padels au club de tennis, la création d’un hôpital vétérinaire, et même la construction d’une tribune au centre d’entraînement de l’AS Monaco. Sans oublier bien sûr l’un des projets phares de la commune : la création d’un centre de cyclisme à la Tête de Chien. « Sur ce projet, beaucoup de mensonges ont été colportés, et j’ai été diffamé et menacé sur les réseaux sociaux », a-t-il rappelé.
Rappelons en effet que sur ce projet, une pétition avait été lancée et que le maire avait éte menacé de mort sur les réseaux sociaux. « A ce sujet, nous sommes passés en correctionnelle le 6 janvier contre la personne qui m’a diffamé et menacé. J’ai été débouté, notamment sur une simple erreur de formalisme. Mesdames et messieurs les maires, ne vous inquiétez pas : nous sommes bien protégés par de belles paroles de nos ministres parisiens qui assurent donner des consignes pour ne rien laisser passer en cas de menace ou de diffamation contre un élu… Toutefois, cette personne, qui m’a insulté, a quand même écrit au procureur pour s’excuser en mentionnant qu’il avait mal compris ou qu’il avait été volontairement trompé par le projet présenté par l’association appelT, qui a mis en ligne la pétition contre ce projet. » Jean-Jacques Raffaele a également tenu à alerter les Turbiasques sur le coût financier de ces recours successifs. « C’est avec votre argent que les avocats défendent la commune, et cela a un coût.. », a-t-il averti.
« L’État nous donne des leçons de gestion. Avouons que c’est fort de café »
Au-delà de ces blocages juridiques, le maire a également poussé un coup de gueule contre l’État et rappelé la très délicate gestion des deniers communaux. « Je ne vous cache pas que cela devient un vrai casse-tête d’équilibrer notre budget, qui, je le rappelle, doit être à l’équilibre. Contrairement à celui de l’État, qui avoisine plus de 3 000 milliards de déficit, l’État, lui, continue à nous donner des leçons de gestion. Avouons que c’est fort de café. Ils veulent faire croire aux Français que les collectivités sont responsables du déficit public, alors qu’en réalité elles ne représentent que 8 % du déficit global. Pas besoin de faire des mathématiques pour en déduire que les 92 % restants proviennent de l’État », a-t-il indiqué.
Pour ce qui est des grands projets à venir, le maire de la Turbie a tout de même annoncé qu’en 2025 sera déposé le permis de construire des maisons sénioriales en lieu et place de la propriété Lantéri, place Jean Jaurès. « Ainsi, nos aînés pourront, s’ils le souhaitent, rester à La Turbie dans des logements adaptés. Une part de ces logements sera réservée au logement social et une part à l’acquisition », a-t-il indiqué. Autre chantier : fin 2025, début 2026, sera livrée la crèche Blue Roc, route de Beausoleil, avec 7 berceaux accordés aux familles turbiasques sur les 52 disponibles. La rénovation de la chapelle Saint-Jean est également sur les rails. La mairie collaborera également avec la Chambre de commerce et d’industrie et la CARF pour développer la future zone économique au Speraye.


