LIMITATION — Les professionnels de l’immobilier et les élus du Conseil national font le même constat. La profession de marchands de biens est largement surreprésentée à Monaco. Depuis environ quatre ans, leur nombre a littéralement explosé. Ils sont aujourd’hui presque 300 à pratiquer cette activité sur le territoire monégasque. Une multiplication qui entraîne, selon les agents immobiliers, une augmentation artificielle des prix du marché, et représente une concurrence déloyale. Face à ce « risque spéculatif », le Conseil national a donc engagé une réflexion sur cette activité. Objectifs : « encadrer plus rigoureusement l’accès et l’exercice de cette profession », et générer « des retombées fiscales plus substantielles pour la Principauté. » « Une proposition de loi est, dans ce domaine, en cours de finalisation », a indiqué en décembre dernier, le président de la commission des finances, Balthazar Seydoux lors de l’examen du budget primitif 2020. De son côté, le ministre d’Etat Serge Telle, a également affirmé que le gouvernement sera plus ferme à l’avenir : « Compte tenu du nombre de demandes, le gouvernement continuera à être très attentif à la régulation de cette profession et réfléchit en parallèle à la considérer en 2020 comme suffisamment représentée », a-t-il indiqué.
