vendredi 13 mars 2026
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    Municipales à Roquebrune-Cap-Martin : une succession ouverte ?

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    Après près de trente ans aux commandes, le maire sortant Patrick Cesari brigue un sixième mandat face à une opposition offensive qui lui reproche sa gouvernance, sa gestion financière et son rapport aux administrés. L’édile réfute ces critiques et met en avant le redressement des finances communales ces dix dernières années.

    À Roquebrune-Cap-Martin, les élections municipales s’annoncent disputées… Maire depuis 1995, Patrick Cesari, investi par Les Républicains (LR), brigue un sixième mandat consécutif. Réélu en 2020 avec 52,11 % des voix dans un contexte de forte abstention (près de 58 %), l’édile sortant aura cette fois à affronter quatre candidats. Face à lui, Gilbert Furlan, tête de liste de l’opposition citoyenne Cap Rocabruna, Sameh Hassan, candidat indépendant sans étiquette, Guillaume Contesse, investi par le Rassemblement National (RN) et Éric Guchez, représentant du mouvement Reconquête. Un scrutin en forme de test de longévité pour une équipe municipale en place depuis trente ans.

    Un maire sortant sous le feu des critique

    Dans cette commune, le climat est particulièrement tendu, nourri par les critiques des candidats d’opposition concernant le style de gouvernance de Patrick Cesari qu’ils jugent trop centralisé. Ses adversaires décrivent un « maire fantôme », « absent », « bunkerisé » et « adepte du clientélisme ». « Cesari a fait un bon premier mandat, ensuite, il a progressivement lâché et Roquebrune est devenue une belle endormie. C’est quelqu’un qui n’aime pas le contact et c’est problématique », déclare ainsi Guillaume Contesse (RN) à L’Obs’. Gilbert Furlan (sans étiquette) évoque pour sa part une « vie participative inexistante ». Quant à Sameh Hassan (sans étiquette), il accuse le service de l’état civil de « décourager les administrés à faire leur carte électorale pour concentrer le pouvoir dans une poignée d’électeurs qui apprécient Patrick Cesari et votent pour lui depuis 30 ans ». Les deux hommes sont actuellement engagés dans un litige juridique.

    Opacité et surcoûts ?

    Autre critique formulée par les opposants sur les mandats du maire : l’opacité de la gestion des finances publiques et les surcoûts appliqués sur de nombreuses opérations. Guillaume Contesse cite notamment le nouveau groupe scolaire, dont le coût est passé de 8 millions à 15 millions d’euros. « L’actuelle majorité avait oublié une fois la TVA, une autre fois de chiffrer la cour de récréation… », a-t-il assuré. De son côté, sur ce point, le maire se défend : « Les 8 millions d’euros évoqués correspondaient uniquement aux travaux. Le coût global (maîtrise d’œuvre, assistance, assurances, contrôles, SPS, maîtrise d’ouvrage, révisions de prix liées à l’inflation et au contexte post-Ukraine) s’élève à 12 M€ HT, soit 14,4 M€ TTC », répond Patrick Cesari.

    Une dette réduite de 71% en 10 ans

    Tous rappellent également les observations de la Chambre régionale des comptes, qui avait adressé, en 2013, une mise en garde à la collectivité dont la capacité de désendettement dépassait le seuil d’alerte. En réponse à ces accusations, Patrick Cesari rappelle que la commune n’a pas eu recours à l’emprunt depuis dix ans. Il met en avant une gestion qu’il qualifie de « rigoureuse », ayant permis de réduire la dette de 71 % en une décennie, tout en maintenant un niveau d’investissement élevé, avec plus de 61 millions d’euros consacrés aux équipements. Le maire souligne également qu’une convention de partenariat a été signée avec la Direction départementale des finances publiques et que « la qualité comptable, la sincérité et la conformité des comptes ont été certifiées ». Des documents, précise-t-il, accessibles aussi bien aux élus qu’aux citoyens. Il rappelle enfin qu’une séance spécifique du conseil municipal a été organisée en 2024 pour présenter le compte financier unique, en présence des oppositions. « La synthèse atteste de la conformité des comptes, de contrôles positifs et du respect des règles comptables et financières », a-t-il terminé.  À Roquebrune-Cap-Martin, le scrutin municipal n’est pas une grosse confrontation de projets (voir articles par ailleurs). Il pose la question de la continuité ou de l’alternance après trois décennies d’un même exécutif. Dans un contexte d’abstention élevée, la capacité des candidats à mobiliser ou à convaincre au-delà de leurs socles traditionnels pourrait s’avérer déterminante.

    Les propositions des candidats thématique par thématique

    Stopper la bétonisation et loger les Roquebrunois

    La politique d’urbanisme et le logement font évidemment partie des axes prioritaires de campagne à Roquebrune-Cap-Martin.  Les opposants du maire en place lui reprochent l’urbanisation excessive, notamment du bord de mer, la perte d’harmonie architecturale de la commune, l’explosion des résidences secondaires, qui représenteraient désormais plus de 50 % du parc, et l’impossibilité pour les familles locales de trouver un logement à prix décent. Il faut dire que c’est la quadrature du cercle à laquelle sont confrontées toutes les communes des Alpes-Maritimes : rareté des terrains, environnements contraints, forte demande et obligation légale de créer des logements sociaux (loi SRU) rendent toute politique de logement extrêmement délicate. Les programmes des opposants s’accordent sur plusieurs points : stopper la bétonisation au profit de la réhabilitation du bâti existant, maîtriser toutes les attributions de logements sociaux pour donner la priorité aux familles locales (ce qui en pratique est, il faut le dire, très complexe), limiter la location saisonnière et encourager l’accession des jeunes à la propriété via le Bail Réel Solidaire, qui permet un coût d’achat en moyenne 30 % moins cher que dans un programme neuf classique. Gilbert Furlan et Guillaume Contesse souhaitent aussi créer une résidence seniors à laquelle le candidat du Rassemblement National ajoute une résidence étudiante convertible en saison estivale en logements pour saisonniers et un cantonnement de 150 places pour la compagnie de CRS présente sur le territoire de l’agglomération.  Quant au maire en place, il défend le programme de 363 logements (ndlr : dont 150 logements sociaux) déjà lancé dans le cadre du projet d’aménagement urbain Cœur de Carnolès, « avec une priorité assumée : favoriser les Roquebrunois — actifs, jeunes, familles — et le logement à l’année ». Il promet la poursuite de la régulation des locations courte durée, le renforcement de son soutien aux bailleurs sociaux pour accélérer la production de logements accessibles et entend faciliter les parcours résidentiels, notamment à travers une charte adoptée à l’unanimité par le Conseil municipal. M.P.  

    Des propositions en matière de démocratie participative

    Dans le cadre de leur campagne, tous les candidats aux municipales de Roquebrune-Cap-Martin mettent en avant des dispositifs de démocratie participative : Sameh Hassan propose des journées régulières de rencontres sans rendez-vous entre le maire et ses administrés, et jusqu’à 20% du budget de la commune décidé par les habitants pour financer des projets concrets. « Il faut aussi organiser des fêtes, soutenir la création d’associations, bref… créer du lien entre les habitants », assure-t-il à L’Obs’. Guillaume Contesse (RN) défend de son côté la signature d’un « contrat de confiance » passé avec les habitants, assorti d’un bilan annuel public et chiffré des engagements municipaux. Pour Gilbert Furlan (sans étiquette), il faut créer un conseil des Anciens ainsi qu’un conseil municipal des Jeunes et organiser des référendums locaux sur les grands projets. Tous les trois proposent par ailleurs de créer 5 conseils de quartier afin que les problématiques du quotidien puissent être relayées plus facilement. M.P.

    Échangeur Saint-Roman : la maîtrise d’ouvrage assurée par Monaco

    Le projet de fluidification de l’échangeur de Saint-Roman, nœud très important de circulation à la frontière monégasque pour toutes les personnes arrivant de Menton, et de Vintimille, fait aussi partie des sujets de campagne. Pour rappel, il avait été envisagé de construire un parking de dissuasion mais l’idée a été abandonnée après les analyses géotechniques du site. Éric Guchez (Reconquête) appelle à « une prise de leadership claire de Monaco pour sortir de l’attentisme ». Ce qui semble être chose faite. « La dernière commission transfrontalière organisée par la préfecture en janvier 2026, avec Monaco, a approuvé le principe d’une maîtrise d’ouvrage confiée à la principauté pour cet aménagement », affirme Patrick Cesari à L’Obs’, précisant qu’il continuera à jouer tout son rôle dans la mise en œuvre de ce projet. Concernant les relations avec Monaco, selon Guillaume Contesse, elles sont actuellement « quasiment inexistantes ». « La faute en revient essentiellement au maire sortant, qui n’a jamais voulu que Monaco mette son nez dans les affaires de Roquebrune », estime le candidat RN qui souhaite donc créer un comité de coopération avec la Principauté. Patrick Cesari assure de son côté entretenir des « relations de travail régulières et fructueuses avec Monaco ».  M.P.

    Une nouvelle crèche à Saint-Roman ?

    L’actuel maire de Roquebrune Cap-Martin, ainsi que Guillaume Contesse, envisagent la création d’un parking-relais à Carnolès, proche de la gare. « Celui-ci pourrait être financé et exploité par Monaco et, s’il proposait un tarif attractif pour les travailleurs monégasques, il diminuerait le flux de voitures passant par Saint-Roman », plaide le candidat du Rassemblement National. En attendant « puisqu’on va augmenter nos effectifs de police municipale, j’aimerais qu’une brigade mobile puisse intervenir, car on n’a quand même rien trouvé de mieux pour déboucher un nœud de circulation que le sifflet et la moulinette », assure-t-il. Quant à Sameh Hassan et Gilbert Furlan, ils espèrent qu’une crèche pour les habitants de Saint-Roman sera prévue dans le projet. Sur ce point, Patrick Cesari a assuré que la création d’une crèche était bien sur les rails et « déjà autorisée et subventionnée par la CAF » sans préciser à quel endroit elle pourrait s’installer. M.P.

    Des zones bleues pour soutenir les commerçants

    Les programmes convergent aussi sur la nécessité de soutenir le commerce de proximité existant, notamment en modifiant la politique de stationnement. « Que des Roquebrunois achètent leur pain à Cap d’Ail alors que nous avons des boulangeries, parce que c’est plus simple pour stationner, je ne peux plus l’entendre », illustre Sameh Hassan. Tous proposent de mettre en place des zones bleues avec 2h gratuites pour Sameh Hassan, une heure pour Gilbert Furlan et une demi-heure pour Guillaume Contesse. Ils s’accordent aussi sur la nécessité de redynmiser l’offre commerciale, notamment en créant un marché couvert. Une proposition également formulée dans le programme de Patrick Cesari pour « créer un marché des saveurs, convivial et attractif, et ouvert toute l’année ». M.P.

    Désert médical et commerces en souffrance

    Pour encourager l’installation de nouveaux commerces, Guillaume Contesse, ainsi que le maire actuel, promettent aussi d’utiliser le droit de préemption des murs et/ou des fonds pour les relouer à des établissements utiles aux Roquebrunois. Gilbert Furlan insiste de son côté pour que si implantation d’un supermarché au sein du projet Cœur de Carnolès il y a, le choix se porte sur une enseigne discount de type Lidl ou Leclerc. Quant à Sameh Hassan, il aimerait créer un fonds de soutien pour les commerçants (accompagnement au démarrage ou soutien lors de travaux lourds) et une cellule administrative d’aide aux démarches dédiée aux commerçants actuels ou intéressés pour s’installer dans la commune. Tous les opposants regrettent par ailleurs le manque de médecins dans la commune. « Un nouveau cabinet médical ouvrira en 2026 au Cap-Martin, dans la continuité de l’antenne ouverte à Saint-Roman », assure le maire actuel. Il prévoit par ailleurs la construction, avec le SDIS 06, d’un nouveau centre de secours pour les sapeurs-pompiers. M.P.

    Un collège public à Roquebrune ?

    La création d’un collège public à Roquebrune-Cap-Martin fait aussi partie du débat de ces municipales. « Nous nous battons depuis plus de cinq ans pour sa création et nous continuerons avec détermination », déclare Gilbert Furlan. Sameh Hassan est pour également, tout comme l’édile actuel, qui indique à L’Obs’ vouloir « demander l’inscription de la ville au prochain plan collèges du Département pour un collège de 400 élèves avec un gymnase, envisageable sur plusieurs sites de la commune ». Guillaume Contesse, lui, se dit partagé sur le sujet. « Il y a des zones tendues ailleurs dans le département et vous pouvez avoir des élèves virés de leur collège qui y seront replacés… Souvent des enfants à problème que l’on n’a pas forcément envie de voir arriver dans la ville », justifie-t-il avant d’ajouter : « La question sera posée aux Roquebrunois par référendum et je m’engagerai à suivre le résultat ». Sameh Hassan évoque en outre la création d’une école internationale financée qui pourrait être financée par la Principauté, qui manque cruellement de place dans ce genre d’établissement, l’International School of Monaco (ISM) étant complètement saturée. En matière d’éducation, Gilbert Furlan et Sameh Hassan souhaitent par ailleurs supprimer « le système injuste d’inscription au centre aéré » et garantir une place pour chaque enfant de Roquebrune. Tous deux, ainsi que Guillaume Contesse souhaitent offrir à chaque jeune Roquebrunois qui le souhaite une formation au BAFA. Le candidat Rassemblement National souhaite aussi la reprise de la restauration communale en direct avec la création d’une société commune avec l’Institution Saint-Joseph. M.P.

    Carence d’offre sportive et culturelle

    La plupart des candidats de Roquebrune Cap-Martin partagent le constat d’une carence d’équipements sportifs et y vont chacun de leur proposition pour la combler : création d’un site de paddle pour Patrick Cesari et d’un complexe multi-sports pour Gilbert Furlan et Sameh Hassan. Ce dernier souhaite également créer un kids club et négocier avec Monaco pour avoir des abonnements avec tarifs préférentiels pour les Roquebrunois aussi bien pour les terrains de tennis que pour le beach club, au moins en période creuse. En matière de culture, les propositions diffèrent. Eric Guchez veut « une scène flottante utilisable toute l’année pour des concerts et des spectacles en tout genre et un cycle « Hivernage », avec une grande manifestation culturelle par mois durant la période de creux qui court d’octobre à avril ». Sameh Hassan s’engage à la valorisation du château et de son histoire liée aux Grimaldi et aimerait créer un cinéma plein air gratuit ou aux tarifs très accessibles pour créer du lien entre les habitants. De son côté, Gilbert Furlan, espère une salle polyvalente, une nouvelle école de musique et une maison des jeunes, de la culture et de l’environnement « tant attendue et promise à l’occasion de chaque campagne électorale depuis une vingtaine d’années » selon lui. M.P.

    Nouveau commissariat, patrouilles à cheval, application mobile…

    Face à la relative progression des vols et cambriolages ainsi qu’à l’émergence de points de deal à Roquebrune-Cap-Martin, tous les candidats proposent par ailleurs d’augmenter les effectifs de police municipale et de développer le parc de caméras de surveillance. « Ilfaudra harceler les dealers pour les faire partir de la ville », affirme Éric Guchez. Gilbert Furlan propose de mettre en place une Réserve Communale de Sécurité Civile (RCSC) (1) . Guillaume Contesse et lui souhaitent par ailleurs mettre en place une application citoyenne de type « voisins vigilants » directement connectée aux services de la mairie pour relever aussi bien des problèmes de voirie que des incivilités. Gilbert Furlan compte par ailleurs demander la création d’un commissariat, au même titre que Sameh Hassan qui parle lui d’annexe de commissariat. Le candidat sans étiquette propose par ailleurs d’instaurer des patrouilles à cheval au village et sur le bord de mer. S’il est réélu Patrick Cesari affirme de son côté qu’il poursuivra le déploiement des caméras de vidéoprotection et la modernisation du Centre de Supervision Urbain. « La police municipale, présente 24h/24 et 7j/7, verra ses effectifs et ses équipements renforcés, avec notamment un poste de commandement mobile, prévu en 2026 et des bornes d’appel. Un local mutualisé avec la Police nationale sera aussi aménagé au sein de l’éco quartier Cœur de Carnolès pour garantir une présence de proximité, visible et accessible aux citoyens », a ajouté l’édile. M.P.

    (1) La Réserve Communale de Sécurité Civile (RCSC) est un dispositif bénévole et volontaire, créé par délibération du conseil municipal, permettant à des citoyens formés d’appuyer les pouvoirs publics en cas de risques majeurs ou de catastrophes (inondations, incendies, tempêtes). Sous l’autorité du maire, elle soutient la population et complète l’action des services de secours. 

    LES CANDIDATS À ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN

    Patrick Césari (Les Républicains)
    S’engager pour l’avenir de Roquebrune-Cap-Martin

    Maire de Roquebrune depuis 1995 et vice-président du département des Alpes-Maritimes, notamment en charge des relations avec Monaco, Patrick Cesari est également vice-président de la Communauté d’Agglomération de la Riviera Française (C.A.R.F) en charge de l’habitat. Il préside par ailleurs le Conseil de Surveillance de l’E.P.H.A.D Gastaldy et siège au Conseil de Surveillance du Centre Hospitalier La Palmosa. 

    Sameh Hassan (Sans étiquette) 
    Alliance méditerranéenne de Roquebrune-Cap-Martin

    Né à Pontoise (Val-d’Oise), Sameh Hassan s’engage dans l’armée à 17 ans et sert pendant cinq ans avant de se tourner vers l’entrepreneuriat. A Roquebrune, il est associé du groupe Olmeta qui compte un centre d’affaires et de domiciliation ainsi qu’une société de gestion immobilière. Engagé sans étiquette politique, il se positionne personnellement à droite et estime que le maire doit être un « chef de village ». 

    Éric Guchez (Reconquête)
    La Reconquête de Roquebrune-Cap-Martin

    Originaire du Nord, il est installé à Menton depuis plus de cinquante ans. Ancien officier de l’Armée de l’air, Éric Guchez a aussi été responsable d’un bureau d’études à la Générale des Eaux (devenue Veolia). Depuis 2006, il dirige une entreprise de rénovation intérieure et de toiture. Il fait partie des « adhérents pionniers » du mouvement d’Éric Zemmour qu’il considère désormais « comme la seule droite ».

    Gilbert Furlan (Sans étiquette) 
    Cap Rocabruna

    Docteur ès sciences en mathématiques appliquées, Gilbert Furlan a été chercheur pour les laboratoires IBM (Silicon Valley) et directeur général adjoint d’une banque privée à Monaco avant de diriger un département spécialisé dans la lutte contre les délits financiers. Enfant du pays, passionné de voile, motard, et gaulliste de conviction, il est conseiller municipal d’opposition depuis 2020 et se présente sans étiquette. 

    Guillaume Contesse (Rassemblement National)
    Roquebrune au coeur

    Né à Paris, Guillaume Contesse a étudié l’économie et le commerce. Colistier d’Édouard Balladur et de Philippe Séguin en 2001, il se consacre ensuite au secteur privé, exerçant dans la communication et l’immobilier. Installé dans le département depuis 2012, il est conseiller municipal d’opposition à Roquebrune depuis 2020. Il défend une ligne souverainiste et libérale et entend gérer la ville comme une entreprise.

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