Comme les autres pays, Monaco a été dans une recherche frénétique de masques et de tests pour protéger sa population. Mais au-delà des difficultés d’approvisionnement, la Principauté a aussi été confrontée à plusieurs escroqueries… Dès le mois de mars, le gouvernement s’est notamment rendu compte qu’il a été submergé de propositions spontanées d’entreprises proposant de produire et de livrer des masques. Sauf qu’il agissait parfois d’ escroqueries à grande échelle . « Nous avions par exemple opéré une pré-commande de masques pour 130 000 euros. J’ai fait bloquer la démarche car, en vérifiant , nous nous sommes rendus compte que la société n’était pas fiable », a rappelé Didier Gamerdinger, conseiller-ministre aux affaires sociales et à la santé. Lors de la conférence de presse du 14 mai, annonçant le lancement des tests sérologiques à grande échelle à Monaco, ce membre du gouvernement a également révélé que la Principauté avait reçu de la Chine 11 300 tests – sur 30 000 commandés – non conformes : « Ce n’était pas ce que nous avions commandé. Il ne s’agissait pas des certificats, ni de l’importateur que nous souhaitions ». L’Etat avait, là encore, versé un acompte pour ces tests, mais l’exécutif n’a pas souhaité révéler son montant. Autre mésaventure : un millier de tests obtenus en don n’ont pas été utilisés à ce jour car jugés pas suffisamment fiables.
