Le masque porté par les enseignants et les enfants met certains élèves en difficulté lors de l’apprentissage de la lecture. L’ élue de la majorité au conseil national, Michèle Dittlot (également ancienne professeure) a alerté le gouvernement sur ce problème d’apprentissage.
Dans les écoles monégasques, le port du masque est obligatoire pour les élèves, dès l’âge de 6 ans. Pour l’heure, le gouvernement n’a pas souhaité alléger ce dispositif, sauf pour les cours de sport où cette obligation a été récemment levée, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. De leur côté, les élus du conseil national continuent de demander la suppression du port du masque pour les élèves de l’enseignement primaire, lorsqu’ils sont assis à leur place en classe. Lors des débats budgétaires, l’élue de la majorité Michèle Dittlot a réitéré cette demande et également mis en avant les difficultés que rencontrent les jeunes élèves âgés de 6 ans pour apprendre la lecture.

« Les échanges sont faussés »
« On ne peut pas apprendre correctement à lire avec un bâillon sur la bouche ! », a-t-elle déclaré. Cette ancienne professeure qui a travaillé dans l’éducation nationale durant 30 ans a fait part au gouvernement des difficultés que rencontrent les professeurs des écoles, – essentiellement les enseignants en classe de 11ème , c’est-à-dire au cours préparatoire – pour apprendre la lecture à « des enfants de 6 ans, bâillonnés par un masque qui les empêche d’émettre des sons audibles, de placer correctement leurs lèvres pour énoncer convenablement les syllabes composant les mots. Les échanges sont faussés, ce qui rend cet apprentissage de la lecture plus difficile qu’il ne l’est déjà. »
Éviter un « risque de rupture de l’enseignement »
De son côté, l’exécutif veut encore rester prudent, mais n’est pas opposé à l’idée d’alléger le dispositif si la situation sanitaire continue de s’améliorer en Principauté dans les prochaines semaines. « Il faut que l’on soit attentif à ce que la rupture du masque n’entraîne pas de fermeture de classes en cas d’apparition d’un cas », a justifié Patrice Cellario, conseiller-ministre à l’intérieur, rappelant au passage que ce n’est pas « de gaieté de cœur » que cette mesure a été instaurée. « Il faut trouver un équilibre entre la gêne que constitue le port du masque, et le risque de rupture de l’enseignement par nécessité d’isoler les enfants », a-t-il conclu.
