La Principauté attire chaque année des évènements sportifs ayant une résonnance mondiale. C’est le cas du Grand Prix de Monaco dont les retombées économiques et médiatiques sont absolument colossales. Tour d’horizon des chiffres les plus marquants.
Entre 200 000 et 300 000 personnes à Monaco pendant 4 jours
Le Grand Prix de Monaco est un monstre d’attraction. Sur quatre jours, il draine entre « 200 000 et 300 000 visiteurs » en Principauté selon une étude de l’Institut monégasque de la statistique et des études économiques (IMSEE). Et ce ne sont pas seulement des aficionados de sport automobile. Nombreux sont ceux qui viennent en effet pour profiter de l’ambiance survoltée et festive qui règne durant le week-end. « Le public est aujourd’hui constitué en partie de visiteurs qui viennent pour l’ambiance et les événements festifs qui se déroulent en marge du Grand prix », note en effet l’institut statistique. L’arrivée de stars mondiales paradant dans les paddocks, vient ajouter un supplément de glamour à cette effervescence générale. « Il a d’ailleurs été constaté 5 fois plus de rotations d’hélicoptères pendant le Grand Prix de Monaco que pendant toute autre manifestation sportive… », indique Michel Dotta, président de la commission médias de l’Automobile Club de Monaco (ACM).
3000 personnes mobilisées pour l’organisation du Grand Prix
Les moyens humains et matériels pour transformer en un temps record la Principauté en circuit automobile sont colossaux. « L’organisation du Grand Prix mobilise quasiment 3000 personnes, estime Richard Micoud, responsable communication et média à l’Automobile Club de Monaco (ACM). Les commissaires de piste par exemple, les anges gardiens des pilotes, sont au nombre de 750. Il faut aussi comptabiliser les 700 contrôleurs qui assurent la sécurité aux entrées du circuit. » Sans oublier, bien sûr, les secouristes, le staff médical, et autres pompiers également mobilisés sur les lieux. En amont de la compétition, là encore, les moyens humains et techniques mobilisés sont colossaux. « Pour le montage des tribunes par exemple, 60 entreprises sont mobilisées et environ 200 personnes y travaillent », précise encore Richard Micou. Pour mesurer l’ampleur de la tâche, il suffit de consulter les quelques chiffres dévoilés par l’ACM. Pour ce circuit (qui mesure très précisément 3km337) 22 kilomètres de rails de sécurité doivent être installés mais aussi 20 000 m2 de grillage. Les tribunes représentent à elle seules 1100 tonnes de matériel.
Un milliard de téléspectateurs devant le Grand Prix
Au-delà des retombées économiques colossales et des milliers d’emplois générés par ces évènements, ces compétitions sportives bénéficient également d’une couverture médiatique mondiale. Selon l’ACM, le Grand Prix est diffusé dans 80 pays, regardé par « un milliard de téléspectateurs » (en direct et en différé), 1000 journalistes sont accrédités et 30 000 couvertures presse ont été comptabilisées. Cette méga publicité est donc aussi une aubaine pour le tourisme monégasque. « Ces compétitions représentent effectivement un énorme enjeu de notoriété. En visionnant des images de la Principauté, des téléspectateurs peuvent se dire que Monaco peut devenir leur prochaine destination de vacances. Ces évènements permettent donc de convertir des téléspectateurs en visiteurs réels », indique Claire Fissore, responsable de la division marketing au sein de la direction du tourisme monégasque.
100% de taux d’occupation dans les hôtels et des prix qui flambent
Dans la plupart des destinations touristiques, c’est au mois d’août que le prix moyen des hôtels est le plus élevé. A Monaco, ce n’est pas le cas… C’est durant le mois de mai que les tarifs sont au plus haut. « En mai, le prix moyen des chambres est en effet 4 fois et demie supérieur par rapport à la moyenne de l’année », précise Claire Fissore, responsable de la division marketing au sein de la direction du tourisme monégasque. La principale cause de cette flambée ? Sans surprise, la tenue du Grand Prix de Monaco. Restaurants et hôtels affichent des taux d’occupation de 100 % et tous en profitent pour gonfler démesurément leurs tarifs. Selon les établissements hôteliers, les chambres ne sont d’ailleurs accessibles aux clients que s’ils achètent 3 ou 4 nuits. Cette compétition est donc un véritable catalyseur économique pour la Principauté. « Certains établissements réalisent 25% à 30 % de leurs chiffres d’affaires en quelques jours seulement. Le Grand Prix de Monaco est donc vital pour la Principauté, non seulement pour son image, mais aussi pour le chiffre d’affaires qu’il génère. C’est l’ensemble du réseau économique monégasque qui en tire profit. Avant, pendant, et même après », explique Michel Dotta. Dans une étude, l’IMSEE avait d’ailleurs chiffré l’impact économique de cette compétition. L’édition 2017 (dernière étude en date) avait par exemple généré, à elle-seule, 90 millions d’euros de retombées économiques pour Monaco : environ 22 millions de retombées directes et 68 millions de retombées indirectes
Du monde aux balcons
Au-delà des billets vendus en tribunes, un business parallèle s’est également créé pour assister au Grand prix. Les terrasses, les toits, les balcons d’immeubles, sans oublier les yachts, se transforment pour l’occasion en tribunes éphémères. Plusieurs agences événementielles locales gèrent ainsi les appartements situés en bordure de circuit. Ceux-ci sont vidés, décorés, et équipés d’écrans. Un service traiteur est également inclus. Pour accéder à ces emplacements, les prix varient selon les prestations proposées. Une place se chiffre généralement à plusieurs milliers d’euros.


