JUDICIAIRE / Le 25 février, un supporter du SC Bastia a été relaxé en première instance en raison d’une erreur de procédure. Il était soupçonné d’avoir blessé trois policiers, deux Français et un Monégasque, aux abords du stade Louis II, en marge du match de football Monaco-Bastia, le 25 septembre 2013. Seuls les deux CRS avaient porté plainte contre lui. L’homme, qui a voulu forcer l’entrée dans l’enceinte, a asséné un coup de poing à l’un d’eux avant de se rebeller lors de son interpellation. Sauf qu’il n’a pas été placé en garde à vue, mais entendu librement. Or, le supporter ne s’est pas rendu de lui-même à la Sûreté Publique. Le procès-verbal d’audition, dans lequel il reconnaissait les faits, a donc été annulé, ce qui a provoqué l’annulation de la procédure. Le substitut du procureur, Jean-Jacques Ignacio, a critiqué la gestion du dossier par la police monégasque. Selon plusieurs sources, les Corses n’envisageaient pas de quitter Monaco sans le supporter interpellé et la situation menaçait de dégénérer. Pour le gouvernement, le maintien de l’ordre public a primé sur la procédure. D’après le procureur général Jean-Pierre Dreno, le supporter Ultra n’a pas été placé en garde à vue « dans le seul but que les Bastiais ne ratent pas le ferry du retour. » Le magistrat a cependant reconnu que « le code pénal imposait la garde à vue » et que « ce dossier n’aurait pas dû se trouver dans le circuit d’audiencement. »
