Protéger la personne humaine dans son intégrité morale : voilà l’objet d’une proposition de loi consensuelle adoptée en séance législative le 29 juin. Objectif : correctionnaliser les actes de diffamation et d’injure lorsque celles-ci sont proférées en raison d’un handicap, de l’origine, de l’orientation sexuelle, de l’appartenance ou la non-appartenance, réelle ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée de la personne visée. Pour des raisons « politiques », le rapporteur du texte Claude Boisson, qui l’avait soumis avant l’élection du président du conseil national grâce à l’appui de membres de la « société civile », n’a pas pris la parole. Une décision condamnée par un Jean-Charles Allavena remonté. Dénonçant la « collection de mensonges et de vérités arrangées » d’une partie des signataires de la proposition de loi lors de la réunion de Rassemblement et Enjeux le 14 juin, il a (habilement) fait le parallèle avec la séance législative. « Vous avez de la chance, la loi ne sera pas rétroactive, ce ne sont donc pas des juges mais des électeurs, des Monégasques qui vous diront prochainement ce qu’ils pensent de tels propos. » Le clan Nouvion n’a pas répondu à l’attaque. Après la tension, les regrets. Ceux exprimés par Marc Burini. « Ce type de loi consacre toujours un échec : celui de l’éducation. En judiciarisant la diffamation, nous opposons une société de contrainte à une société de responsabilité. » _A-S.F.
