jeudi 16 avril 2026
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    100 000 infractions en un an par des
    voitures monégasques en France

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    Moins de 30 000 voitures immatriculées en Principauté et 100 000 infractions relevées par des radars automatisés en France en un an !

    Le chiffre ne fait pas franchement plaisir aux autorités monégasques soucieuses de montrer une image parfaite du pays. Cette donnée a été divulguée par le délégué interministériel à la sécurité routière en France, Emmanuel Barbe. Cela marque-t-il pour autant la fin de l’impunité pour les chauffards aux plaques monégasques ? Pas si sûr … Bien que l’entraide judiciaire continue de fonctionner entre les deux pays depuis la mise en place en 2005 d’une convention pénale qui prévoit la possibilité d’une transmission spontanée d’informations, ils ne seront que très peu à vraiment payer pour leur méfait. Déjà entreprise en 2016 par l’ancien procureur de la République de Rennes, Nicolas Jacquet, cette requête a été renouvelée le 26 août dernier par son successeur, Philippe Astruc, en charge du centre national de traitement automatisé des infractions routières. Ce sont uniquement les infractions les plus graves que le procureur a ciblé dans sa demande d’échange spontané d’informations. Sur les 100 000 infractions constatées de façon automatique, seule une poignée se voit ainsi épinglée. En effet, entre mai 2018 et avril 2019, le procureur de Rennes a comptabilisé 137 « véhicules réitérant ». Clairement, les chauffards récidivistes les plus dangereux aux yeux des autorités françaises. Et c’est seulement pour ces personnes qu’il demande un complément d’information. Une vingtaine d’entre eux ayant commis au moins 50 infractions, et 120 autres ayant commis au moins 10 infractions dont au moins une de 5e classe (des excès de vitesse supérieur à 50 km/h). Reste au procureur général de Monaco, Sylvie Petit-Leclair, à transmettre ou pas les coordonnées des propriétaires qui se cachent derrière les plaques d’immatriculations, qu’ils soient de nationalité monégasque, résident, privé ou professionnel. Cela permettra aux autorités françaises de les poursuivre éventuellement pénalement pour leurs actes délictueux. De son côté, la principauté peut aussi procéder à une audition par la sûreté publique avec un rappel à la loi à la clé. « Il faut qu’on se comporte aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de son pays », a insisté le conseiller de gouvernement à l’Intérieur, Patrice Cellario.

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