ECONOMIE/Grâce au télétravail, « entre 7 000 et 10 000 emplois seront crées ou transformés, après plusieurs années de mise en oeuvre du dispositif. » C’est l’estimation faite par le conseiller aux affaires sanitaires et sociales, Stéphane Valeri, en conférence de presse, le 5 décembre. « Ce chiffre ne représente pas uniquement des créations d’emplois, puisque des salariés actuels pourront opter, en accord avec leur employeur, pour ce nouveau mode d’organisation », a ajouté ce conseiller. Quels seront les secteurs les plus concernés par ce nouveau dispositif ? A priori « les nouvelles technologies, l’informatique, la communication et plus largement, les sociétés de services », a répondu Valeri. Côté monégasque les choses avancent vite. En effet, l’avant-projet de loi est en cours de finalisation et sera présenté en janvier prochain aux partenaires sociaux monégasques, puis déposé sur le bureau du conseil national. En revanche, côté français, ça bloque encore. « En France, l’adoption de ces nouvelles dispositions nécessitera le vote d’un projet de loi de ratification par le parlement. Ce qui pourrait impliquer un délai de 2 ou 3 ans, a expliqué Valeri. Le gouvernement monégasque a proposé à la partie française d’autoriser que cet accord entre en vigueur de façon provisoire, dès sa signature, dans l’attente du vote par l’assemblée nationale française. Mais celle-ci a fait savoir que cela était difficile pour des motifs juridiques, qu’elle n’a pas encore communiqués. » Employés et employeurs devront donc s’armer de patience. Rappelons que les télétravailleurs bénéficieront « des mêmes droits que les salariés actuels. Et c’est bien entendu le droit du travail monégasque qui s’appliquera. » Les télétravailleurs devront être présents dans les locaux de l’entreprise à hauteur d’un tiers au minimum de leurs temps de travail hebdomadaire.
