Plus aucun chiffre d’affaires mais des loyers toujours aussi exorbitants à payer. C’est par la voix de Nicolas Matile-Narmino, le président de l’Union des Commerçants et Artisans (UCAM), que les commerçants espèrent une réglementation rapide du gouvernement par ordonnance souveraine pour pérenniser leurs activités commerciales. « J’ai un locataire qui a 120 000 euros de loyer à payer pour le trimestre à venir mais qui réalise actuellement 0 euro de chiffre d’affaires. Il se demande bien comment il va pouvoir faire », explique le président de l’UCAM. Ce que demandent ces commerçants : un paiement de leur loyer à la hauteur du chiffre d’affaires réalisé et un paiement adapté au chiffre d’affaires du loyer pendant les 18 mois suivant la crise. L’enjeu ? C’est tout simplement le maintien de certains commerces en principauté qui pourraient – sans cette première mesure – ne pas survivre à cette crise économique inédite. « Même les commerçants qui restent ouverts pour nous aider, qui font juste 30% de chiffre d’affaires, il faut aussi les aider », insiste le président de l’UCAM. Les discussions avec le gouvernement et les propriétaires progressent. Appuyé techniquement par le travail de Stéphane Garino du cabinet KPMG, président de l’ordre des experts-comptables de Monaco, Nicolas Matile-Narmino attend des réponses d’ici la fin de semaine.
