Les salariés en provenance d’Italie, de Menton ou de Roquebrune le savent bien… L’accès à la Principauté est particulièrement difficile aux heures de pointe, notamment lorsqu’ils approchent de l’échangeur Saint-Roman. « C’est un nœud très important de circulation pour tout le bassin qui vient de Menton et de Vintimille », a reconnu Céline Caron-Dagioni, conseiller-ministre de l’équipement, de l’environnement et de l’urbanisme, lors des récentes séances budgétaires au Conseil national. Pour tenter d’alléger cet axe et les routes monégasques, il avait été envisagé de construire un parking de dissuasion. « L’idée a toutefois été abandonnée, a rappelé ce membre du gouvernement. Les retours des analyses géotechniques nous ont prouvé que l’on ne pouvait pas exploiter ce site, notamment parce qu’il y a une source. »
Pour autant, l’objectif de fluidifier la circulation sur cette portion de route (en grande partie située sur le territoire français, à Roquebrune-Cap-Martin) n’est pas abandonné. Une modification des flux de circulation est toujours d’actualité. Reste un point à déterminer : le mode de gouvernance de ce projet. « Dès mars 2023, nous avons demandé que Monaco puisse prendre le rôle de leader. À ce jour, et malgré une réunion tenue en mars 2024 avec le soutien de la mairie de Roquebrune-Cap-Martin, aucune position claire n’a été exprimée par les autorités françaises. Nous ignorons donc si nous pouvons diriger ce projet nous-mêmes ou si nous devons nous limiter à un rôle de soutien aux autorités françaises. Je suis donc coincée par cette absence de réponse française mais nous relancerons et nous le ferons avec la mairie de Roquebrune », a conclu Céline Caron-Dagioni.

