Le plan de vaccination à Monaco devrait être dévoilé à la rentrée, en janvier 2021.
Les autorités monégasques et le corps médical devront en parallèle faire un travail pédagogique pour convaincre la population de se faire vacciner.
Comme l’a récemment expliqué le prince Albert II, le plan de vaccination à Monaco est d’ores et déjà prêt. Il devrait être dévoilé au grand jour à la rentrée, en janvier 2021. Quelques éléments d’information ont toutefois déjà filtré. Le gouvernement a notamment annoncé que la vaccination se fera sur rendez-vous à l’espace Léo Ferré et ne sera pas obligatoire. Elle sera également entièrement prise en charge. Trois groupes prioritaires ont déjà été identifiés : les plus de 75 ans, les plus de 65 ans et les personnels de santé.
« Il faut que la population soit totalement informée, de manière totalement transparente »
Au-delà du côté purement organisationnel de la stratégie vaccinale, les autorités monégasques devront aussi convaincre la population de franchir le cap. Une tâche délicate et complexe à mener étant donné le manque d’informations scientifiques dont les pouvoirs publics disposent actuellement, et le climat de défiance qui règne encore. « La vaccination sera le moyen pour nous tous de sortir de cette épidémie. Le rôle des pouvoirs publics sera d’inviter les populations à se faire vacciner sur la base du volontariat bien évidemment. Nous n’imposerons rien, expliquait à la mi-décémbre Didier Gamerdinger, conseiller-ministre aux affaires sociales et à la santé. Pour que les personnes soient persuadées de l’importance de cette vaccination, il faut qu’elles soient totalement informées, de manière totalement transparente. Une des difficultés à l’heure actuelle, est que les informations scientifiques ont été relativement peu publiées. Il faut que nous ayons ces éléments pour pouvoir procéder à une vulgarisation et à une mise à disposition du grand public la plus objective possible. »
Atteindre une couverture vaccinale « d’au moins 60 % de la population générale »
Pour le président de la commission des intérêts sociaux et des affaires diverses (CISAD) au Conseil national, Christophe Robino, également médecin au CHPG, « une large pratique de la vaccination » , avec un objectif d’atteindre une couverture vaccinale « d’au moins 60 % de la population générale », est la seule voie possible pour sortir de cette pandémie. « Aujourd’hui, nous n’avons pas de rempart et de solution contre ce virus. Il n’y a pas de traitement antiviral efficace, précise cet élu. Des traitements ont montré une efficacité in vitro chez l’animal, mais pour autant, chez l’homme, aujourd’hui, rien ne fonctionne. La seule solution crédible et solide qui se profile est donc la vaccination. C’est un acte individuel de civisme que l’on fait pour soi, mais surtout au bénéfice de la communauté. » Comme pour les tests PCR, les personnes qui veulent se faire vacciner devront remplir un document attestant qu’elles souhaitent se faire vacciner avec tel type de vaccin dont la marque sera clairement énoncée.
