Le Bel Air, cet ancien immeuble domanial situé au Jardin exotique va être détruit puis reconstruit. Problème : ce chantier va se dérouler à proximité immédiate du CHPG, établissement déjà impacté par les travaux du nouvel hôpital. Tout l’enjeu pour les autorités sera de minimiser les nuisances sonores pour ne pas perturber le fonctionnement des services hospitaliers.
Il fait partie des immeubles domaniaux les plus anciens de la Principauté… Le Bel air – situé au 64 boulevard du Jardin exotique et construit durant l’année 1966 – sera rasé puis reconstruit. Cette opération rentre dans le cadre du plan national pour le logement des Monégasques. Pour mener à bien cette opération, un préalable a été indispensable : le relogement de l’ensemble des locataires de cet immeuble. Selon le gouvernement, ce relogement s’es achevé au mois de juillet dernier et son coût s’élève à tout de même 6,2 millions d’euros par an. Que va alors contenir ce projet ?
200 logements domaniaux seront créés
Ce sont environ 200 logements qui seront construits dans ce futur ensemble. Dans la version initiale présentée en mars 2019, il était alors question de 180 logements. Selon le gouvernement, le projet a donc été revu, et une surélévation des tours ( un à trois étages supplémentaires par bâtiment) a été décidée. « Le projet bénéficie aujourd’hui d’un gain supplémentaire de 25% de surfaces de planchers, soit 10 000 mètres carrés en plus, et donc, d’un gain supplémentaire en logements », a récemment précisé le ministre d’Etat, Pierre Dartout en séance budgétaire. Cette modification du programme initial ainsi que la crise sanitaire, ont obligé le gouvernement à décaler de six mois le démarrage du chantier.
Nuisances sonores redoutées
Autre problème de taille à prendre en considération : les travaux du Bel Air vont se dérouler à proximité immédiate du CHPG. Il faut donc s’assurer en amont que les nuisances sonores soient le plus limitées possible pour ne pas perturber le fonctionnement des services et la quiétude des malades. « Ce chantier a une position très délicate puisqu’il est situé à l’arrière de l’hôpital. Cela nécessite une vigilance accrue en matière de suivi de la qualité de l’air, de nuisances sonores et de vibrations, afin de maintenir le bon fonctionnement de l’activité hospitalière », a expliqué Pierre Dartout.
Un groupe d’experts a été mobilisé
Un groupe d’experts spécialisés et indépendants a donc été mobilisé. Objectif : s’assurer de l’efficacité des protections envisagées. « Cette phase préparatoire indispensable conditionne le lancement de la période la plus sensible du chantier, à savoir la démolition, les terrassements et les fondations spéciales », a encore précisé le ministre d’Etat. Rappelons que le CHPG subit également les travaux du nouvel hôpital, lui aussi situé tout près.
