De nombreux travailleurs en provenance de France et d’Italie vont probablement faire leur retour à Monaco lundi 4 mai. Problème : les trains et les bus seront très rares puisque la France sera encore en confinement jusqu’au 11 mai. Le gouvernement monégasque s’attend donc à un grand nombre de voitures et réfléchit à des solutions pour faciliter le stationnement. Autre piste étudiée : la flexibilité des horaires de travail pour les salariés.
A 6h, lundi 4 mai, l’activité va retrouver un semblant de normalité à Monaco. Cela implique un retour graduel des salariés locaux et pendulaires en provenance de France et d’Italie. Bien qu’une large majorité soit appelée, par la réglementation en place, à poursuivre le télétravail, de nombreux employés vont sans doute déferler sur la Principauté. Les transports en commun – habituellement bondés que ce soit les trains ou les bus – ne fonctionneront qu’à minima étant donné que le déconfinement ne démarrera en France qu’à partir du 11 mai au mieux. « Le gouvernement princier a expliqué que la frontière fera l’objet de contrôles en raison des calendriers de déconfinement différents entre la Principauté et la France », fait savoir la direction de la communication. De plus, il a également été question du transport et de l’accueil de salariés en l’absence de transports publics avec la possibilité d’utiliser certains espaces publics comme parking. Une réflexion sur la flexibilité des horaires de travail a par ailleurs été engagée. Un serpent de mer qui n’a jusqu’à présent jamais réussi à s’imposer en principauté. Tout cela reste conditionné dans le temps à une situation sanitaire favorable. « Le gouvernement a insisté sur le fait que le succès de ce plan de déconfinement dépendra de la vigilance et de l’implication de tous et sera déployé au fil de ses étapes. »
Une loi pour encadrer les loyers commerciaux ?
Le sujet des baux commerciaux dans le secteur privé a aussi occupé les débats. Certains propriétaires privés n’ayant concédé aucune baisse de loyers malgré les circonstances graves et inhabituelles. « Le gouvernement et le Conseil national ont exprimé leur volonté commune de trouver une solution juridique susceptible de soutenir les entreprises et les commerçants qui en auraient besoin tout en préservant le principe de propriété privée. En attendant la possibilité d’un processus législatif, un examen au cas par cas pourra être entrepris par les services compétents de l’Etat sur des situations signalées », prévient la direction de la communication dans un communiqué de presse. « Cette possibilité d’examen des cas individuels le nécessitant, fera partie des nombreuses mesures socio-économiques mises en œuvre, pour ne laisser personne sur le bord de la route », met de son côté en avant le gouvernement. La prochaine réunion du comité mixte de suivi se réunira le 7 mai.
