Dans un documentaire diffusé sur la chaîne YouTube de Charles Leclerc en juillet dernier, on découvre le quotidien du pilote monégasque une semaine avant le départ du Grand Prix de Monaco 2023. Entre photos de famille, témoignages d’amis et moments de convivialité avec les techniciens et ses fans, immersion dans l’intimité de l’enfant prodige du pays.
C’est un bien joli cadeau qu’a fait Charles Leclerc à ses fans et à la population monégasque… Dans un documentaire d’une durée de 20 minutes diffusé sur sa chaîne YouTube (et qui dépasse le million de vues) on découvre le pilote monégasque sur sa terre natale et dans un cadre beaucoup plus intime. Entouré de ses amis et de sa famille — le tout agrémenté d’émouvantes photos d’enfance — le prodige monégasque se livre notamment sur son père Hervé, lui-même pilote, décédé subitement en juin 2019, des suites d’une maladie.
L’héritage familial au volant
« Notre père a été le premier Leclerc à courir à Monaco, il y a quelques années. Je pense que sa première fois était en 1988. Je suis donc le deuxième Leclerc à rouler dans ces rues, et le troisième Leclerc est mon frère », indique Charles. Arthur, 22 ans, a en effet foulé pour la première fois le bitume monégasque en Formule 2 en mai dernier. « Dans le sport automobile, il y a souvent une histoire de famille. Notre père a piloté en Formule 3 dans les années 80. Toute cette passion familiale vient de lui », rajoute à son tour le troisième frère, Lorenzo.
« Rien n’a changé entre nous depuis ces années »
Dans un appartement de l’avenue d’Ostende, on découvre également les amis de Charles Leclerc. Les mêmes qui brandissent chaque année les immenses bâches rouges de soutien sur lesquelles on peut lire “Daghe Charles” ou encore “Charles l’éclair”. Tous l’ont connu avant qu’il ne devienne un pilote internationalement reconnu. « Quand nous nous nous sommes connus, nous avions 10 ans. La première fois que je l’ai rencontré il avait une coupe à la Justin Bieber, plaisante son ami Joris Trouche. Charles sait d’où il vient… Rien n’a changé entre nous depuis ces années. Je pense qu’il attend la course comme un petit enfant attend le Père Noël. » Même émotion pour son autre ami, Riccardo Beretta : « Le voir piloter dans les rues où nous avons grandi ensemble me donne la chair de poule. »
Dans le salon de sa maman, coiffeuse
Dans ce documentaire où l’on voit Charles Leclerc se déplacer à vélo dans les rues de Monaco, faire un footing aux Îles de Lerins, ou encore cuisiner des pâtes pour son ami italien (également technicien de Ferrari) avec une cuisson manifestement pas très optimale, on découvre également la maman de Charles Leclerc dans son salon de coiffure monégasque. Car c’est désormais un rituel… Avant chaque Grand Prix de Monaco, son fils se rend sur place pour rafraîchir sa coupe de cheveux.
« Cela signifie beaucoup pour moi »
Dans ce portait intime, le pilote de la Scuderia Ferrari évoque bien sûr cette singularité de concourir sur le territoire où il a toujours vécu. Il faut dire qu’a chaque fois qu’il enfile son casque et se glisse derrière le volant, il emporte avec lui les espoirs et les rêves de la nation monégasque. « J’ai grandi dans cette ville. Quand je vois les balcons et que je peux reconnaître la plupart des visages, c’est ce qui rend cette course spéciale pour moi, indique-t-il. Nous ne sommes que 9 000 ou 10 000 Monégasques. Mais je sais que chacun d’entre eux est derrière moi. Et cela signifie beaucoup pour moi. » Et ce n’est pas parce qu’il connaît le circuit monégasque depuis qu’il est haut comme trois pommes que cela lui donnerait un avantage quelconque en compétition. « Beaucoup de gens de l’extérieur pensent que comme je suis originaire de Monaco, je connais davantage la piste mais c’est complètement différent. A ces niveaux de vitesse, je dois réellement réapprendre ma propre ville. »
« Je ne crois pas à la malédiction »
Si Charles Leclerc est chaque année très sollicité par les médias et les fans lorsqu’il vient sur sa terre natale, il est aussi à chaque fois plutôt malchanceux en compétition. Avec trois abandons, une triste quatrième place en 2022, et une sixième en 2023, le pilote n’est jamais parvenu à décrocher le podium à Monaco. Est-ce lié à une trop grande pression, simplement des erreurs techniques, ou à cette supposée malédiction que certains mettent parfois en avant ? « Je ne crois pas à la malédiction, affirme-t-il dans ce documentaire. L’année dernière par exemple, nous n’avons pas été assez bons. Il n’y a rien autour de la malédiction. Je ne crois pas à cela. On gagne lorsque l’on fait un travail parfait et ce travail, nous ne l’avons pas fait… »
