Depuis le début de la crise sanitaire, les restaurateurs et les commerçants du Rocher souffrent énormément de l’absence de touristes.
Le gouvernement monégasque encourage donc les résidents et les salariés à venir consommer davantage sur Monaco-Ville pour faire vivre et aider ce quartier déserté.
C’est LE quartier qui a sans nul doute le plus souffert – et qui souffre encore – des conséquences de la crise sanitaire. Extrêmement tributaire du tourisme, le quartier du Rocher a vu sa fréquentation baisser drastiquement depuis le mois de mars. « Les touristes n’étaient pas au rendez-vous y, compris pendant le bel automne que nous avons connu. Encore moins à l’approche de l’hiver. Nous avons reçu les représentants du commerce avec le ministre d’Etat. Ils nous ont à nouveau sensibilisé à leur situation », a indiqué Jean Castellini, le ministre de l’économie et des finances lors des récentes séances budgétaires. Ce membre du gouvernement a donc lancé un appel en pleine séance publique. Son souhait : que la population résidente mais aussi les salariés de la Principauté aillent consommer dans ce quartier déserté depuis des mois. « Il faut qu’ils reçoivent davantage d’attention de notre part », a encouragé ce membre du gouvernement. « Ainsi, si vous êtes sur le port ou à Fontvieille et que vous avez des difficultés à trouver un endroit pour déjeuner, n’hésitez pas à vous rendre dans les restaurants de Monaco-Ville qui seront ravis de vous accueillir », a-t-il insisté. Si le quartier du Rocher est facilement accessible en bus ou encore en Monabike, le gouvernement s’est même dit prêt à prendre en charge financièrement une partie du déplacement si les clients viennent en taxis. « Cela fait partie des mesures prévues dans le fonds rouge et blanc. L’objectif est que les gens qui hésitent se rendent plus facilement sur le Rocher » , a-t-il conclu.
